Ville ieBellay.
Etat de la France*
B ou r- les Cahiers, après cette Cérémonie l'on examine eh particulier .les j Cahiers, tant ,<l esoogne. Etats généraux que des Provinces de Bresse & du Bugey, en ùne*conférence .qui sq'—v — J tient chez le Prince de Condé ; depuis qu’il est Gouverneur des .ùries & des autres,; leControlleur-genéral s’y trouve avec Pin tendant de la Province, & íls font ensuite ré-pandus au Conseil, de sorte qu’il ne reste qu’à solliciter les déclarations du Roi, les ar-rêts ou lettres de cachet qui doivent être delivrez ën conséquence .de. la reponseyce détail doit servir de Supplément à cë que PAuteur a omis dans l’Article desEtats de Bresse, comme réciproquement ce qui manqué à celui-ci en doit être suppléépar ce qui est dit dans le précédent, le Gouvernement de l’une & de l’autre Provinceétant entierement pareil.
Quant aux Villes de cette étendue celle de Bellay A une lieuë du Rhône, est situéeentre deux Collines chargées de vignes au bas defquelles au Nord & lu Midi, s’éten-ident.de vastes Prairies, son circuit est 2100 pas, Outre l’Eglise Cathédrale.'& uneParoissiale, il y a un Couvent de Cordeliers de 400 K de revenu, un aútre dé Capu-cins, un de filles S cc . Marie fort pauvre, un d’Ursùlinés de 4500 f P Abbaye de Bonsdont il a été parlé est un hôpital. Le Baillage composé d’un Bailli d’Epée, lieute-nant, & Conseillers est une jurisdiction Royale qui ressortit nuëmèrit au Parlement de laProvince, le Juge de PEvêque est Châtelain, l’Election est composée d’un Président &10 Elus, la Maréchaussée d’un Lieutenant, un Assesseur, un Greffier & 12 Archers,le Grenier a ses officiers ordinaires, & le Corps dé Ville n’ân a que de perpétuels denouvelle création, son revenu consiste au droit de 13 e . pinte de tout le vin vendu en dé-tail qui a été accordé pour le payement des officiers de nouvelle création, le terroir desenvirons est bien cultivé, mais il ne s’y fait aucun Commerce particulier, on accuse leshabitans de paresse & d’envie les uns contre les autres. '
Nantua est une petite Ville qui ne consiste qu’en une longue rue d’environ 1000 pasassez bien bâtie, elle est située entre deux hautes Montagnes, & à l’éxtremité d’un pe-tit lac très-poisonneux, sur tout en truites lequel est à l’Occident, celui-ci n’est considé-rable que par le Prieuré dont il a déja été parlé, les Religieuses ayant eu contestationavec le Prieur, il fut ordonné par arrêt du grand Conseil de P année 1688. qu’íls vi-vroient en commun, & qu’ils ne recevraient parmi eux que des Gentils-hommes. LaSeigneurie du lieu apartient au Prieur avec 4 Chatelainies dans la dependance de Nan-tua, S. Germain, Montagne & Echallon, dont 9 grandes Paroisses divisées en 27 vil-lages dependent toutes entieres. La terre a 4 grandes lieues de longueur en toute ju-stice & est contiguë à de belles Forêts de Sapin qui en font encore partie, le Cens &autres droits Seigneuriaux font dûs'solidairement par tous les habitans & s’éxigentfur les rolles que les Sindics des Paroisses font obligez de faire tous les 3 ans & de les.remettre au Seigneur à leurs fraix avec un état des Ventes & autres Aliénations : il y adans cette ville grand nombre d’artisans qui font des Epingles, de la Tapisserie, imitéefur de la Bergame, des Taneurs, Blanchisseuses, & des Moulins à papier ; en généralle peuple y est laborieux & actif ; les Octrois qui lui ont été accordez, pour donnermoyen de racheter les offices dii receveur & controlleur des deniers patrimoniaux &de substitut consistent aux droits de 13. fur la vente du Vin qui raportë 7161. 14 s.
La Ville de Seissel est agréablement située, & partagée en deux par le Rhosne, ilne s’y fait aucun Commerce si ce n’est celui des voitures de Lyon pour la Riviere.
Celle de S. Rambert n’est proprement qu’un Bourg assez mauvais, P Abbaye qui yest bâtie a donne l’occasion de former cette habitation, qui est entre deux hautes Mon-tagnes fort ferré. On y voit les restes d’un gros Château, qui fut détruit par le Ma-réchal de Biron, lors qu’il s’émpara du Pais, les habitans y font laborieux, & toutefoissi tellement ruinez, qu’une grande partie abandonnent journellement le lieu pour s’éta-bîir ailleurs.
Seissel.
S. Ram-bert.
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