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Etat ù ê la France.
Alsace.
Etat deP Eglised’Àljace.
pire, ainsi on ne peut aucunement douter de ce que l’Auteur avance a u sujet de Ja pop.session présente que le Roi en a, qu'i -1 dit être plus pleine & plus parfaite que jamaisle Landgrave ni PEmpire même ne Pont eue : il ne resteroit qu k sçavoir íi PEmpireen cédant la Souveraineté qu’il avoit, & les Princes d’Autriche leur posiêssion immé-diate ont cédé le droit d’éxercer un pouvoir arbitraire, auquel ni P un ni l’autre n’ontjamais prétendu, mais ce seroit examiner JiriSìo jure une question de fait qui ne rouleeffectivement que sur l’usage.
L’Alsace est partagée quoique sort inégalement entre quatre Diocèses, celui de Be-zançon pour les dépendances de Beffort & d’Eli, celui de Basic pour tout le reste de laHaute Alsace & ceux de Strasbourg & de Spire pour la Baffe. Les Villes deBrisac&de Fribourg que le Roi possedoit au de-là du Rhin avoient encore sept Paroisses du Dio-cèse de Constance ; ainsi comme il y a 24 Paroisses soumises à Bezançon, 237 à Basic,347 à Strasbourg & 115 à Spire, P Alsace en contient en tout 730, sur lesquelles il n’yen a ue sept à rabattre poiír ce que le Roi a relâché par le Traité de Ryswik. Dansle Diocèse de Bezançon, il n’y a pour tous benefkes qu'u n Chapitre rural à Beffortcomposé d’un Prévôt & six Chanoines à la collation du Duc de Mazarin Seigneur du
lieu. Les Chanoines ont chacun 600 1 . de revenu, il y a au même lieu un Couvent deCapucins, & à Giromagny une Maison de Piquepus. .L’Archevêque de Bezançon aune Officialité dans ce district où ressortiffent les appellations de POfficial de Basle commeau Métropolitain, mais les appellations comme d’abus vont au Conseil souverain d’Al-^Baííe*^ ^" ace ‘ Quoique 1 Evêque de Basic ne soit point sujet à la France, étant Prince de l’Em-aJie ' vire & faisant sa résidence en un lieu ou il e st Souverain, PAuteur fait une petite di-gression à son sujet à cause de la grande extension de son Diocèse en Alsace, il dit quele changement de Religion arrivé en la Ville de Basie a obligé les Evêques & le Cha-pitre de se retirer, ceux-là à Porentrui Capitale de leur petit Etat & les Chanoines àFribourg en Brisgau, quoique du Diocèse de Constance, mais que cette Ville ayant étécedée à la France par le Traité de Nimegue, ils s’en font retirez avec la permission duRoi, & ont fait bâtir une Cathédrale au village d’Harlesheim à deux lieues de Basle dansle Temporel de PEvêché, où ils font le Service Divin jusqu’à ce que quelque change-ment favorable leur procure un autre établissement ; les Chanoines font de deux Ordres,les Nobles au nombre de 12, & les Graduez de 6, qui font ordinairement nommez parle Pape, & ne peuvent parvenir à l’Episcopat, ils ont environ 20001. de revenu cha-cun. L’Evêque d’à-présent, qui est de la maison de Rincek de Baldesteim en Brisgaua ses Officiaux à Altkirk pour les sujets de France &à Harlesheim pour ceux de l’Em-Cdkgiaìes pire. II y a trois Collégiales dans l’étenduë de ce Diocèse ; le Chapitre de S. Martinde Colmar, autrefois très-considerable, à présent ruiné par la perte des biens & des ti-tres, est réduit à quatre Chanoines, qui ont 5 à 600 1 . chacun : leur Prévôt occupe laseconde dignité de l’Evêché de Basle ; celui de Tannes à S. Thibault, dont l’Eglise estbelle & le clocher bâti sur le modèle de celui de Strasbourg, les Prébendes n’y valentpas plus qu’à Colmar; le troisième, qui est celui de Lautembac, dépendoit autrefois im-médiatement du S. Siégé, ils’est soumis à l’Evêque de Strasbourg volontairement, il ya trois Dignitez, Prévôt, Doyen & Chantre, & douze Chanoines qui ont chacun 1200Î.Le Chapitre est Seigneur du lieu de fa résidence & de quelques villages adjacens. Onjòbayes. y compte aussi cinq Abbayes d’hommes & trois de filles. Mourback est la premieredeMourback. routes celles d'Alsace en antiquité & en dignité : l’Abbé étoit Prince de l’Empire, &a-voit séance en cette qualité aux Diettes entre les principaux de l’Alleinag ne * Ses Do-maines étoient si étendus que la Ville de Lucerne en Suisse lui appartenois, elle a de-puis été changée contre d’autres terres en Alsace. Les Evêques de Strasbourg & lesArchiducs ont toujours affecté de se faire élire Abbez, à cause de la bienséance des Etatsqui pouvoient leuv appartenir en cette qualité: à l’égard de l’antiquité, la fondation estde l’année 723. & se rapporte à Alberhard Duc de Maube, fils d’Adelbert & frété du
Roi