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oblige à présent de venir habiter la Ville de Molíheím, & d’y faire le Service Divin Alsace,dans l’Eglisc que ce grand Chapitre a abandonné, ils paraissent y avoir quelque repu-gnance que P Auteur ne croît pas qu’on doive écouter. La sixième Collégiale est èelle'de Lauttemback en Haute Alsace, qui étant comprise dans PEvêché de Basles’estsou- lauttcm-mise volontairement à celui de Strasbourg à qui elle paye iool. de reconnoissance. La àCseptième est celle de Saverne Régulière, établie à Styll dans la montagne, transféréeà Saverne & sécularisée à la poursuite de PEvêque Albert de Bavière, il y a deux Di- Saverni -gnitez & huit Canonicats de 5 à 600 1 . chacun. La huitième est celle de Sourbourg Sourbourg.dans la forêt d’Hagtienau, c’étoit une Abbaye de filles, bâtie par un Roi Dagobertfils de Sigebert II. au lieu où S. Argobast s’étoit retiré dans la solitude, & d'où il futappel lé à l’Episcopat, laquelle a été sécularisée dans la fuite pour 12 Chanoines & au-tant de Vicaires, mais les malheurs du Païs Pont tellement ruinée qu’il n'en reste quetrois du premier ordre qui ont 15 a 16001. de revenu, parce que les debtes & chargesabsorbent le surplus, c’est ce qui a porté le Roi à Punir à la Cure S. Louis de Stras-bourg, mais Paffaire a été conduite de maniéré qu’elle souffre à présent de grandes dif-ficultezi P Auteur se déclaré fortement pour l’union. La neuvième pourròit être omise, Seltz,puis qu’elle ne consiste plus qu’en la Dignité de Prévôt, à laquelle tout ce revenu estréuni, c’est la Collégiale de Seltz Ville Impériale sous la protection de PElecteur Pa-latin, à qui elle a été restituée auBaillage de Gerbrestieim par le Traité de Rifwik. L'Ab-bé Dez, Litulaire s’en est demis au profit des jésuites de Strasbourg, il ne leur fera pas aiséde la conserver, n'ayant eu ni le consentement de PElecteur ni celui du Pape. La di-xième est la Collégiale de S. Léonard à Oberheim, autrefois Abbaye, comme la plû- s.leonard.part des autres, il y a 15 Chanoines, dont 5 font résidens & jouissent chacun de 7001.la collation d’une de ces Prébendes appartient à une famille païfanne ou roturière dulieu de Richfded-, les autres font à la disposition du Grand Prévôt de Strasbourg. Laonzième est le Chapitre de tous les Saints fondée en 1350. dans la Ville de Strasbourg fous kspar une famille Bourgeoise nommée Miathaneim, qui ayant été depuis annoblie, est de- Satntuvenue des plus considérables de la Province : il y a 12 Prébendiers, 6 Catholiques & 6Luthériens qui prennent Pinvestiture du Prévôt de S. Pierre le Jeune, auquel l’entierecollation appartiendrait si la famille des Fondateurs venóit à s’éteindre, ce Chapitre estfans dignitez & les Prébendaires ne doivent point prendre le titre de Chanoines, maisfe contenter de celui de simples Prêtres.
Les Commanderies du même Diocèse font celle de Maltheà Strasbourg destinée aux Commun*Religieux Servans, cette Commanderie est élective par les Prêtres de la Maison, elle ieries -vaut 12000I. de revenu. Celle de Stephenfeldt près Brumpt, de l’Ordre de S. Espritde Rome, est une espèce d’Hópital étabh pour avoir soin des ertfans exposez, elle a50001. de revenu. Celle d’Orleíheim de POrdre de Malthe n’estque de 900 1 . Celle del’Ordre Teutonique à Strasbourg est de 1200 1 . Une autre du même Ordre à An dia ude 900 1 . II y a encore six autres petites Commanderies ou Maladreries, dont la desti-nation n’a pas encore été réglée.
Les Jésuites occupent quatre Colleges dans la Province ; celui de Strasbourg auquel Maisonssont unies les Abbayes de Seltz & de Valbourg avec la Prévôté de Veníheim de 3 6000 1. Religieu-de revenu, les Peres y enseignent la Philosophie & la Théologie, & doivent entretenir 1 ^jésuites.Séminaire de 32 jeunes Ecclésiastiques ; celui de Haguenau de 5 à 6000 1 . de revenu ; ce-lui de Schelestat auquel sont unis les Prieurez de Ruffac & de Sainte Poix de 8000 1 .celui de Molsheim de la fondation de PEvêque de Strasbourg qui Pont érigé en Acadé-mie où ils donnent le Doctorat en Théologie de leur pure autorité, il y a 10000 1 . derevenu, & il e st fort bien bâti. A l’égard des autres Couvens du Diocèse, le principal Antresest la Chartreuse de Molsheim bâtie depuis que les Peres de cet Ordre furent chassez de CVw ‘ v/í -Strasbourg. Le Roi Henri IV. s’étant chargé de les indemniser de la perte de leur pre-mière maison traita avec eux sur le pié de 6000 1. de rente qu’il leur assigna sur les en-trées