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Tome second.
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6 % Etat de la France.

B r e- Noblesse, 6c à côté de l’une 8c de l’autre, des Bancs pour les Evêques 6c les Barons j les prc 1tagne. tnicrs tiennent la droite 6c les autres la gauche} le reste du Théâtre est partagé en trois el'pa-' ^ 'ces, Pun au milieu qui demeure vuide, l’autre au retour 6c à la fuite du Banc des Evêques,

qui est séparé par une simple cloison de Bois, à hauteur d’appui 6c rempli dans la partie d’enhaut par les Abbez 8c Députez des Chapitres, 6c dans l’autre par ceux du Tiers Etat, dont lePrésident occupe la premiere place. L’autre côté du Théâtre, au retour du banc des Barons,est entièrement rempli par la Noblesse, si ce n’est à P extrémité d’en bas où l’on met le Bureau8c Officiers des Etats. Le jour de l’ouverture étant arrivé, les trois Corps se rendent à laSalle 6c y occupent leur place, après quoi le Procureur Sindic propose de députer aux Com-missures du Roi} ce qui s’éxécute auffi-tôt par une députation de six personnes de chaque or-dre, à la tête desquels il y a toujours un Evêque ; les Commissaires font reçus à la Porte de laSalle par les mêmes Députez, 8c étant montez fur le Théâtre, ils y prennent leurs places, la-voir, le Gouverneur dans une chaise à bras, couverte d’un Tapis de velours, miparti des Ar-mes de France 6c de Bretagne, qui est placé fur une plate-forme élevée, 8c fous le Daix ayantle Dos tourné vers les deux Présidens, les deux Lieutenants Généraux ont leurs Chaises à brasà droite 6c à gauche du Gouverneur 8c dans le même aspect, mais elles n’ont point de Tapis8c font fur une Estrade plus basse} celle des trois Lieutenants de Roi font à la gauche du Gou-verneur fur le plancher du Théâtre à la droite 8c hors du haut Daix. Le premier Présidentdu Parlement a une Chaise à bras, qui tourne le dos à l’Eglife, ensuite fur la même ligne doi-vent être les second 6c troisième Présidens 6c le Procureur général en des Chaises sens bras-jmais les Présidens ne s’y trouvent point à cause de cette distinction. A gauche 6c vis-à-vis lepremier Président, est le premier Commissaire du Conseil dans une Chaise à bras, ayant le dostourné à la Noblesse ; après lui est le second Commissaire dans une Chaise sens bras, 8c enfui teles deux Présidens du Bureau, avec le Procureur du Roi, le Receveur General des Finances,6c le Procureur du Roi, le Receveur General des Finances de la Province, le Grand Maîtredes Eaux 6c Forêts, le Receveur du Domaine 6c les Collecteurs. En sece du Gouverneurdoivent être le Premier & Second Président de la Chambre des Comptes fur un Banc à dos,couvert d’un tapis verd, mais ils ne s’y trouvent point, parce que la place ne leur parait pashonorable} le Procureur General de la Chambre se met à la fuite de celui du Parlement 8ccela est toléré.

Gardes des L’Assemblée étant ainsi formée, les Gardes du Gouverneur occupent la Montée du Théa-Etats. tre 6c le Grand Prévôt de la Province garde la Porte de la Salle pour en empêcher l’entrée à

ceux qui n’en ont pas le droit. Le Gouverneur prend ensuite la Commission generale du RoiOuverture, de la main de son Secretaire 8c la fait donner au Greffier des Etats, lequel en fait une lecturepublique} cela fait, on lit de même les Commissions particulières ; puis le Gouverneur 6c lePremier Président font chacun un petit discours, auquel le Sindic de la Province fait se réponse8c la premiere journée se termine en ces fortes de Cérémonies : avant d’enrégistrer les Com-missions, les Etats les font éxaminer pour voir si elles font conformes à celles de l’année i6z6,Premiere qui servent de règle. Le lendemain, après un Messe Pontisicale du Saint Esprit, les Com-séance. missaires s’étant rendus aux Etats, le Gouverneur remet au Greffier les Commissions des deuxCommissaires du Conseil, 8c après qu’elles ont été lûës, le premier d’entr’eux fait au nom duRoi la demande du don gratuit : le Procureur General de la Province répond à son discourspour réprefenter P état où elle sc trouve 6c le besoin qu’elle a des bontez du Roi} les Commis-saires se retirent auffi-tôt pour donner lieu à la délibération, qui étoit autrefois assez longue,parce qu’avant de la faire, il étoit d’usege d’éxaminer les contraventions aux précedens con-tracts, d’en former une plainte aux Commissaires, 6c enfin on négocioit longtems fur la qua-lité de la somme demandée} mais à présent les Etats l’accordent toûjours unanimement, sensmême que les Corps fassent aucune délibération particulière ou generale: ainsi l’on ne tarde pasà faire savoir aux Commissaires par six Députez de chaque ordre, à la tête desquels font tou-jours les Présidens de l’Eglise 6c de la Noblesse, que la demande du Roi a été accordée, lez Gouverneur