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Tome second.
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Etat de la France.

Roscof, mais que ceux du Roi le font à Brest à l’orient, qui est un Etablissement de là Com- B r e-pagnie des Indes & que la Province a toujours fourni une grande partie des bois qui y lont

ceux du Roi le font à Brest à Porient, qui est un Etablissement de là Com- B r e

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cessaires. A ì’égard des Matelots le recollement des Rolles qui furent faits en iSyi, par le-quel ils font divisez en certaines classes, a fait connoître qu’il y en a actuellement 1734t.L’Auteur n’estime pas qu’ils puissent être beaucoup diminuez depuis.

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Quand aux Etapes, l’auteur obíerve que tout le mouvement des troupes en temps cfe Paix Su> ^ eife réduit aux changemens de Garnison Sc aux Routes des compagnies de Marine ; fur quoi il Eta ? e! °dit qu’il y a deux Routes principales qui fe terminent toutes deux à Brest, la premiere entre

dans la Province par le Midy au lieu d’Ingrande, Sí continue par Ancenis, Nantes, Save-nay, Musillac, Vannes, Auray, Henriebon, Qu imper, Roíporden, Quimperté, Chateau-lin, le Faon, Sc Landemau ; P autre du coté du Nord par Pontorfon, Dol, Dinan, Lam-balle, S. Brieux, Guincamp, Belle-Isle en terre, Morlaix, Landivisie, & Landernau; cesdeux Routes fe communiquent de S. Brieux à Vannes par Montcontour, Uzel, Pontivi, ScLoeminé, ÔC de Dol à Nantes par Hedé, Rennes, Bain, Erval, & Nozayj toute la de-pense des Etapes fe fait par la Province, Sc elle en fait le fond dans chaque tenue des Etats,de plus il y a eu toujours pendant 1 a guerre 2. ou 3 Regimens de Cavalerie ou Dfagons, Scautant d’Infanterie en Quartier durant l’hyver: on fait en Bretagne pour leur subsistance lamême chose que dans les autres Provinces.

La dixième observation regarde les grands Chemins, qui généralement parlant font plus sur lesbeaux en cette Province qu’en aucune autre du Royaume. Les Etats font la dépense de lesentretenir} ils y employeur tous les ans un certain fonds, Sc en conséquence il n’y a pointd’année que l’on n’y fasse les réparations nécessaires.

La derniere observation dci-Aiiteur regarde le earàctrere & le genie des Peuplesqu’il dit n’ être Sur ie C

industrieux, ni laborieux, mais fort y vrognes Sc chicaneurs, deux Vices qui contribuent à la nIe desMifere generale de ceux qui font éloignez de la Mer} il dit que la Noblesse y est plus and - Peut,letenné qu’illustre, ce qu’il attribue au peu de fréquentation qU’elle à eu avec la Cóui* à lesArmées, depuis que la Province est unie à la Couronné} il remarque qu’elle n’a donné depuisce tems là qu’un seul Maréchal de France, qui est celui de Guébriant, homme vraiment Il-lustre, Sc qui en vaut plusieurs autres; enfin à l’êgard de l’Etude Sc des Lettres, il dit que láBretagne n’a jamais produit d’homme célèbre par cet endroit, quoi qu’à dire vray les Bretons

manquent moins d’efprit Sc de génie que de politesse 8c d’éducation.

Fin de la Généralité de Bretagne,

EXTRAIT