Etat de la France,
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trec, de Guise 3 c d’Aubijoux, qui furent déboutez par Ane st du Parlement de Toulouse deMoNT-l’an tyor.
La Comté d’Armagnac, l’une des plus grandes Terres du Royaume, a eu ses Seigneurs v e uparticuliers depuis le commencement du X Siécle, on prétend que Gardas Sanchez, dit le c ° miéCourbé, Duc de' Gascogne, eut trois enfans, auxquels il partagea ses Etats ; que l’ainé San- ; Arma *chez Garcias eut la grande Gascogne qui compote à présent une partie de la Généralité deBordeaux, que le second Guillaume Garcias eut le Comté de Feíènfac qui comprenoit alorsl’Armagnac Sc que le troisième eut l’Astarac, il sc nommoit Arnaud ; Guillaume Garcias eutdeux enfans, dont le cadet, dit Bernard le Louche, eut ? Armagnac, en titre de Comté, en-viron l’an 960 ; l’ainé n’eut qu’une fille qui porta le Tezenac dans la Maison de Bearn, maisétant morte fans postérité, Geraud, Comte d’Armagnac, fils de Bernard, receuillit fa Succes-sion fans prendre autre titre que celui de Comte d’Armagnac, quoique depuis dans les As“semblées communes du Païs les Etats de Fesensac ayent conservé 1 a prééminence à cause del'origine. La Comté d’Armagnac s’est depuis ce temps là extrêmement accrue par l’acqui-sition des Terres voisines & les alliances des Seigneurs de cette Maison, Bernard dit Tuma-pailles s’empara de toute la Gascogne, après la mort du Duc Eudes, mais il en fut chassé parGuillaume huitième, Comte de Poitiers, qui le defìt en bataille ; ce Bernard se fit Moine en1061 j un autre Bernard Comte d’Armagnac fit en l’an 1104, conjointement avec le Vi-comte de Bearn 6c la Noblesse des deux Païs, le serment de 1 a Paix generale, ordonnée parle Concile General de Latran de l’an 1102; il mourut sans enfans 6c Geraud cinquième- soncousin lui succéda i il épouse Marthe de Bearn Vicomtesse de Marsan, ce fut apparemmentà son droit qu’il posséda les quatre Vallées d’Aure, N este, Barrouse & Magnoac qui depuis12.09 sont demeurées unies à V Armagnac, ses enfans firent diverses Branches } Gaston le puinede tous fut Vicomte de Fesensac, mais fa postérité s’éteignit bien malheureusement au com-mencement du XV Siécle, Marguerite Comtesse, heritiere de Commengés, ayant fait cruel-lement aveugler le dernier de cette Branche qu’elle avoít épousé, de qui le pere Geraud,
Comte de Pardiac par íâ femme Anne de Montlezun, 8 c le srere aîné furent étouffez dans uneprison par ordre de leur parent le Connétable d’Armagnac, qui vouloit usurper leurs Terresôc qui les obtint par leur mort. Bernard sixième fut le fils ainé Sc le Successeur de Geraudcinquième, il épouse Cecile, héritière de Rhodez, dont il y eut Jean premier qui mourut en1373, ayant augmenté ses Etats des Vicomtez de Laumagnac & d’Auvilar par son mariageavec Rcgine Goth ou de Houth, Nièce du Pape Clement V, il fut pere de Jean second &de Jeanne, premiere femme du Duc Jean de Berry ; ce Comte Jean second eut grand nombre d’en-fiuis Sc aur’autres Bernard septième, l’un des plus hardis Sc en même temps, des plus cruels hommesde son t emps,il devint Connétable de F rance en 141 y par la faveur de la Maison d’Orléans & poussesa fortune au plus haut point de Grandeur, s’étant rendu maître des affaires de k guerre & des fi-nances du Royaume, mais fa fin fut désastreuse, ayant été surpris dans Paris par 1 a Faction deBourgogne le 1 z Juin 1418, il y fut maísecré avec k même inhumanité qu’il avoit exercéecontre ses païens Geraud d’Armagnac Comte de Fesensac Sc ses deux enfans en 1403,pour obtenir d’eux k cession de leurs Domaines pour qu’ils vinssent aux siens après leurmort. Le Connétable laissa de Bonne de Berry fa femme deux enfans, Jean quatrième ôcBernard Comte de Cordiac ; le premier fut pere de Jean cinquième 6c de Charles d’Armag-nae, le dernier desquels mourut en 1496, dans la prison où le Roi Louis XI. l’avoit fait en-fermer ôc où il étoit devenu fol. Quant à la postérité de Bernard Comte de Pardiac Sc de1 a Marche, par fa femme Eleonor de Bourbon heritiere de la seconde Branche dumême nom,elle s’éteignit en Jaques d’Armagnac, Duc de Nemours, qui eut k tête tranchée en 1477. qavoit épousé Louife d’Anjou, fille de Charles premier Comte du Maine & d’Elizabeth deLuxembourg -, cette Dame mourut d'affliction de k disgrâce de son mary & le sils qui | eursurvécut mourut, étant Viceroi de Naples à la Bataille de CerignoUes en iyoz. Xant dedisgrâces qui accablèrent consécutivement 1 a Maison d’Armagnac furent accompagnées de laconfiscation totale de ses Terres Sc de leur réunion à la Couronne jugée en 1481, CharlesDuc d’Alençon, petit fils de Marie d’ Armagnac, Sœur des Comtes Jean cinquième 6c Charles,
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