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Tome second.
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Etat de la France»

Rous- au sommet des plus hautes montagnes 8c qui est à présent abbandonnée. Relîcgarde n’est àsillon. proprement parler qu’un Poste fortifié Sc où à peiné se peut il dire qu’il y ait d’autres Habi-' tans que la Garnison, on y a joint un Fortin où le Lieutenant de Roi fait sa résidence comme

le Gouverneur dans 1 a Place principale. Villefianche outre les Fortifications de la Place a unChâteau qui a son Commandant particulier mais soumis au Gouverneur principal. LeMont-Louis a une Citadelle jointe à la Ville, mais Salces n’est qu’un gros Chateau. Les Mi-lices ordinaires de la Province consistent en trois Bataillons de 13 Compagnies à 45- hommeschacune ÔC deux Escadrons de Maitres lesquels sont levez Sc entretenus par le Pais Sc soudoiezpar le Roi, mais les Milices extraordinaires ou secondes milices, comme on les appelle dansl’usage,qui ne sont levées que dans les grandes occasions, comme scroit un approche d’ennemisou le défaut de Troupes réglées pour la seureté des Places consistent en Sommfetans Sc enFuzeliers ou Miquelets de Montagne, les Sommettans sont les Païfans en général. Les Fu-miers sont au nombre de 4 Bataillons de 13 Compagnies chacun avec leurs Officiers, le toutlevé, entretenu Sc païé par le Roi fans autre charge du Pais que la fourniture des hommes, ilsdoivent être regardez comme une excellente Milice, surtout lors qu’elle est employée dans lesmontagnes, c’est pour cela que l’on en a tiré un Bataillon que l’on fait íèrvir très-utilementdepuis longtemps tant en Dauphine que dans les Cevennes, l’Auteur les compare à des Hou-sards d’Infanterie Sc dit que comme si la destinée de tous les établissemens qui se font en Franceétoit de ne pouvoir durer longtemps, celui-ci est dèja gâté premieremerit par les ornemensd’or Sc d’argent qui ont été ajoutez aux habits dont les Fuseliers faisoient usage dans le Païs,chose peu convenable à des hommes dont il n’y a qu’une extrême indigence qui puisse mo-dérer la fierté naturelle accompagnée d’une très-vaine ostentation : Secondement parce qu’ona permis ou toléré que les Capitaines remplissent le nombre de leurs soldats de tous ceux dontils ont trouvé à propos de s’accomoder, ce qui fait qu’à présent cette Milice est tellementmélangée qu’il n’y a pas à peine la moitié des naturels Miquelets, mais l’inconvenient des vainsornemens dont on a voulu embellir ces Bataillons ne sc borne pas au dérèglement de l’esprit &des mœurs, il y a plus, puisque pour aquitter les dettes contractées chez le Marchand pources nouvelles parures, pour éviter une banqueroute totale 8c pour trouver un fonds suffisant tantà l’cntretien effectif de la Troupe qu’au paiement de la dette contractée à cette occasion, onest réduit à passer les Compagnies complettes, quoi qu’il s’en manque propomonellement aumoins 10 & zo hommes par Compagnie.

L’Auteur fait suivre le détail de 1 a Noblesse à celui du Gouvernement Militaire & ditqu’en-tre la Noblesse originaire du Bais, il n’y a qu’une seule bonne Maison qui est celle d’Ortassa

& consiste en M r - d’Ortaffa qui en est le Chef 8c est.II ajoute qu’il s’en

trouve néanmoins plusieurs autres originaires de Catalogne, dont les principales sont celles deBlanc, qui par une distinction particulière prétend tirer son origine de Savoie & celle D’Omsqui est purement Catalane. Lapremiere a pour Chef le Marquis de Blanc, Gendre de M r - deQuinson 8c de 1 a seconde sont D n - Juan 8c D n - Francisque D’Oms avec une veuve. Les au-tres meilleures Maisons de Rou {sillon quoique de même origine sont celles de Tamaris, cellede Maiguerel dont est le Marquis d’Aguilar, autre que celui de même nom, Grand d’Elpagnede la premiere Classe, celle de Capons, dont le Président Capons 8c celle de Sinister, dont

.L’Auteur ne parle point de 1 a Maison de Montelar, dont un Chevalier du St. E-

sprit Lieutenant General des Armées du Roi 8c Commandant d’Alsace, homme de mérité 8cde réputation sous le Régné présent, ni de la Maison des Comtes d’Ille du nomDuvivier, ori-ginaire du Languedoc parce que l’une 8c l’autre sont éteintes, mais fur le sujet du Comte deCalvo, aussi Lieutenant General 8c Chevalier du St. Esprit, il dit qu’il fut admis à faire despreuves testimoniales de la Nobleíîè sous le prétexte que les Titres íètrouvoient à Barcelonneoù il ne lui étoit permis ni de les aller prendre ni de les envoier chercher, mais il ajoute queloin que fa promotion fit un effet avantageux dans le Pais on en diminua l’estime generale <sola Chevalerie du St. Esprit, íàns pouvoir fe persuader que M r - de Calvo fut véritablement d unenaissance convenable à un si grand honneur. II y avoit en Rouísillon une Maison bien supé-rieure à toutes les précédentes cn grandeur d’origine 8c en antiquité, s’il étoit vrai que 1 anci-

enne