Etat de la Frange. z2.;
avouer du moins que les exemples antérieurs à ce tems là font plus rares que les autres; quoi- Bor-qu’il en soit ce Traité fut confirmé en IZ79 par le Roi Philippe le Hardi, mais en 1293 leDEAUX-Roi Edward I. aiant refusé l’Homage, Philippe le Bel se mit en possession de la Guienne parle Ministère de son Connétable : les Anglois y r’entrerent néanmoins bientôt après & Bor-deaux leur ouvrit ses portes en i 508. Le XIV. Siécle fut tres-favorable a cette Pro-vince pendant qu’elle fut fous le Gouvernement du Prince de Galles Edouard, fils d’EdouardIII. Roi d’Angleterre : ce Prince portà fa gloire au plus haut point où elle ait été, il y con-duisit le Roi Jean de France après savoir pris à Poitiers Sc ce fut de Bordeaux qu’il partit pourconquérir PEfpagne accompagné de íes Gascons, par le moien defquels il triomphoit tou-jours. On peut dire que ce fut lui qui les accoutuma à la guerre Sc qui leur apprit à desirerl’honneur des combats, car de son tems toute la France se remplit de soldats Gascons, aux-quels, quoique cruels Sc intéressez, on 11e peut refuser les éloges d’une grande bravoure. LeurPostérité s’est depuis tellement aguerrie que l’on peut asseurer qu’àucune Province ne fournitune plus grande quantité d’Officiers aux armées du Roi Sc l’on ajoute qu’aucune autre n’ánourri tant de sujets qui aient éclatte dans de grandes Charges, puisque l’on y compte y Con-nétables 8c 22 Maréchaux de France depuis qu’elle a été reprise fur ses Anglois en 145-3, carquoique Bordeaux sc fut soumise au Roi Charles VII par le Traité de Fronsac de l’année 145-1cette Ville r’ouvrit ses portes aux Anglois presque aussitôt & ce ne fut que par la Bataille deCastillon en Perigord où le General des Anglois fut tué qu’elle, perdit l’esperance d’être ja-mais possédée par ses anciens Maîtres. Louis XI. donna la Guienne en appanage à son frereauparavant Duc de Normandie par un Traité de l’année 1469, mais il ne la posséda gueres é-tant mort en 147-2. empoisonné par Jean Favre Versois Abbé de St. Jean d’Angeli son Aumô-nier, son corps fut enterré dans l’Eglise de St. André de Bordeaux Sc depuis lui la Guiennen’a plus été séparée de la Couronne.
A l’égard des Provinces particulières comprises dans la Généralité, l’Auteur en donne un Histoiredétail beaucoup meilleur que de l’Histoire génerale : II dit que le Perigord a été possédéla Maison de Tallerand durant plusieurs générations, qu’il fut confisqué sur Archambault y./igorlen l’année 1399 & la Seigneurie donnée à Louis de France Duc d’Orleans frere duRoi CharlesVI j que Charles son fils étant prisonnier en Angleterre le vendit en 1437 pour 16000 Reauxd’or à Jean de Bretagne Chatillon Comte de Penthieure, lequel mourant sans enfans, le laiíîàà Françoise fille ainée de son frere Guillaume Vicomte de Limoges femme d’Alain Sire d’Al-bret Lc mere de Jean qui devint Roi de Navarre par son mariage avec Catherine de Foix 8cBisayeul du Roi Henry IV. qui réunit le Perigord à la Couronne avec toutes les autres Ter-res de la Maison d’Albret. L’Auteur auroit pû ajouter que le Perigord fut adjugé à Jeand’Albret par un Arrêt rendu contre Jean de Brosse Seigneur de Boussac époux de Nicole deBretagne fille de Charles Baron d’Avaugour frere des Comtes de Penthieure 8c Vicomte deLimoges, mais que le même Arrêt en aiant ajugé le tiers à Louis XII. lors Duc d’Orleans,ce Prince le céda à Jean d’Albret quand il fut parvenu à la Couronne. Et par rapport à hMaison de Tallerand il auroit pû marquer son origine en la personne d’Elie premier Comte dePerigord vivant en 970, que Ton estime avoir été fils du vieux Bozon Comte de la Marche,ou être le même qu’Elie Rudel Tige des Seigneurs de Pons ; il tomba dans la disgrâce duDuc de Guienne pour avoir causé la mort d’Ebles Evêque de Limoges & fut condamné à per-dre fa Comté, ce fut apparentent dans l’intervalle de fa depossession qu’Audebert fut investide l a Vicomté de Perigueux, lui que Ton peut regarder comme un exemple de la liberté queles Seigneurs François avoient alors de se gouverner independemment des Rois, puiíqu’il resteune lettre de lui, écrite au Roi Robert, où il lui marque avec hardiesse qu’il ne tient point íaDignité de fa grâce, mais de la puissance qui l’avoit lui même établi Roi, c’est à dire du con-sentement de tous les Seigneurs. On peut encore remarquer qu’Archambault second, Comtede Perigord mort en 1289 eut un fils puisné Seigneur de Caumont auquel on rapporte PorLgine de la Maison de Caumont dont une Branche a pris le surnom de la Force depuis Talliancede Philippote de Beaupoil heritiere de la Force en 1770 mere du premier Maréchal de ccnom, toutefois Moreri ne donne la filiation de cette Maison que depuis 1346. La dernierez remarque