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Etat de la France,
Bor- remarque à faire fur Phistoire de Perigord regarde ce qui donna lieu à la confiscation jugéeOEAUX- conrreArchambault4, en i 396 6c son fils de même nom en 1399, fçavoir leur attachement auxintérêts de P Angleterre dans un tems où cette Couronne ne leur pouvoit donner aucun secoursfçavoir le Régné de Richard de Bordeaux. Ils eurent d’ailleurs assez peu de sagesse pour osercourir 8c piller les Terres de France, ce qui donna lieu au Maréchal de Boucicault de porter laguerre en Perigord où il assiégea 8c força le Chateau de Montignac dans lequel le dernier deces Comtes avoit eu l’imprudence de s’enfermer.
Après l’Histoire du Perigord l’Auteur donne celle du Marsan 8c de la Bîgorre conjointe-ment, car quoique Pun 8c l’autre eussent eû leurs Seigneurs particuliers dans les IX. X. XI.Siécles ces Provinces s’unirent par le mariage de Pierre Vicomte de Marsan, fils du Comtegorrt. Loup Aznar avec Béatrix heritiere de Bigorre en P année 1118, elle étoit fille de Centule 2,Comte de Bigorre dernier mâle de la Race de Bearn qui avoit succédé à celle de Rairnond
Miftoireparticu-lière du
Souverain de la Bigorre en 94p. De ce mariage vint Centule 3, Comte de Bigorre 8c deMarsen, pere de Stéphanie heritiere de l’une 6c de Pautre femme de Bernard Comte de Com-menges laquelle ne laissa aussiqu’une fille nomméePetronille, dont lesdisserentes alliances don-nèrent lieu dans la fuite à de longues contestation entre ses héritiers : elle épouse i°- en 1192Gaston Vicomte de Bearn mort sens enfans en 1217, 2°- Hugues d’Arragon Comte de Cer-daigne dont elle se sépara pour cause de parenté, sens jugement de l’Eglise, ce qui fit blâmerson troisième mariage avec Guy de Montfort second fils du Comte Simon de Toulouse qui c-toit trop bien avec les Ecclésiastiques pour ne la pas deffendre des recherches exactes qu’ils fai.soient en ce temps là, elle en eut deux enfans, Alix 6c Petronille ; en quatrièmes noces elleépouse Aimar de Rançon Seigneur de Taiilebourg après 1 a mort duqueí elle passa à de cin-quièmes noces avecBozondeMathas, Seigneur de Cognac en Angoumois, dont elle eut encoreune fille Marthe épouse de Gaston septième Prince de Bearn, mais son ainée Alix fut mariéeà Esquivât second du nom, Seigneur de Chabanois 6c' de Consolant 6c la cadette à Raoul deTeiíîon tous deux de la même Province que ses deux derniers maris. La Comtesse Petronillefit son testament en 125-1 6c nomma pour heritier Esquivât 3. son petit fils, auquel elle sub-stitua son frere Jourdain, 6c en cas de mort sens enfans de Pun 6c de Pautre, elle appelk àl’heredité de la Bigorre 6c du Marsan les enfans de Gaston Prince de Bearn, le dernier de sesgendres, à Pexclusion de Raoul Teisson mari de fa fille Petronille 6c deLaure Sœur d'Esqui-vât 3. Vicomtesse de Turenne, cette disposition donna lieu de disputer de la validité du testa-ment 6c la chose mise en arbitrage devant Roger Comte de Foix, il adjugea la Bigorre à Es-quivât 6c lui fit épouser sa fille, mais il mourut sens enfans après avoir institué son oncle Si-mon de Montford 6c ensuite sa sœur Laure pour son heritiere. Nouvelle querelle, pareequeConstance de Bearn fille de Marthe de Mathas 6c de Gaston 7 prétendit que cette dispo-sition étoit contraire à celle de son ayeule Petronille de Commenges, elle soutenoit même quetous les enfans qu’elle avoit eu de Guy de Montfort étoient inhabiles à succéder, étans néspendant que le mariage du Comte de Cerdaigne subsistoit encore. D’ailleurs la ComtoiseAlix fille ainée de Petronille avoit après la mort d'Esquivât passé à un second mariage avecRaoul de Courtenay Seigneur d’Illiers fils de Robert Seigneur de Champiguelles, dont elle eutMahault de Courtenay Comtesse de Chietti qui prétendit que la Succession lui étoit dévolue.Le Roi d’Angleterre se méfia dans cette querelle prétendant la Souveraineté de la Bigorre enqualité de Duc de Guienne, mais elle lui fut encore disputée par l'Evêque 6c le Chapitre deN. D. du Puy en Velay parcequ’en l’année 1062 Bernard second Comte de Bigorre 6c Clé-mence se femme avoient mis leur Comté sous la protection de la Sainte Vierge honorée encette Eglise 6c l’avoient assujettie à la redevance de 31. par chacun an. Enfin l’affairc portéeà la Cour de France,elle y fut jugée aux Parlemens de la Chandeleure 6c delaToustàints 1292en saveur de PEglise du Puy: Constance de Bearn fut dépossédée malgré les Peuples qui l’a-voient acceptée pour Dame 6c le Roi de France traita ensuite des droits de l’Eglise du Puyqui lui furent cedez si authentiquement que Philippe le Bel fit porter la qualité de Comté deBigorre au troisième de ses enfans, qui ssit depuis le Roi Charles le Bel j toutefois il se préva-lut encore d’un autre droit fçavoir de la donation laite par Esquivât 3 à son oncle Simon dez Mont-