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Tome second.
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358
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E X T R Á I T

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MEMOIRE

DELA

GENERALITE

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L T Û N.

Drefïe par ordre de Moníèig r . le Duc de Bourgogne

en l’an 1698.

Par Monsieur Lambert cI’Herbigny, Intendant.

î* E Gouvernement du Lyonnois, qui a les mêmes limites que la Généralité est com-noiT I posé de trois petites Provinces, Forest, Beaujolois 6c Lyonnois, qui ont ensemble

w—^-- ■ environ vingt grandes lieues de longueur fur quinze à seize de largeur. Ses con-

Eteniut de M——d £ ns f ont au Couchant r Auvergne avec une partie du Bourbonnois ; au Nord lehié Brionnois ôt le Maconnóis, qui font partie de la Duché de Bourgogne} à l’Orient le Rhône,tomes. ] a Saône, qui le séparent du Dauphine Lc de Bresse} & au Midy le Vivarais ôí le Velay. Asituation l’égard de la situation des Provinces entr’elles, le Beaujolois est au Nord, le Lyonnois audes Pro- Midy, 6c le Forest à l’Occident, étant lui seul plus grand que les deux autres. Toutes leursparties sont contiguës à l’éxception des Chatelainies de Rocheblaine 6c Pailheres qui font dansl’enclave du Vivarais : elles font partie du Forest depuis que Humbert I. Dauphin de Vien-€ nc'rnat no * s ^ es ^ onna en dot à íà fille Alise, en la mariant à Jean I. Comte de Forest. Le Climat"des trois Provinces est presque également temperé 6c revenant à peu près à celui de Paris, par-ceque bien qu’elles soient plus méridionales de quatre degrés, les montagnes d’une part, 6c leSon Ter- vent du I^ord qui y soufle ordinairement, rafraîchissent l’air. La Disposition du terrain enrain. coteaux perpétuels, 6c les chaînes de montagnes qui les traversent le rendent fort inégal} iln’y a pourtant de véritables montagnes que dans le Beaujolois, où elles font rudes & serrées.Ses Mon. u y faut joindre celles de Tarare d'Izeron 6c de Rivière dans le Lyonnois} celle de Pila quitagnes. j u j c £j. co mmune avec le Forest : le Mont-d’or qui est un corps de montagne qui s’alonge jus-ques aux portes de Lyon} celles qui font la séparation du Forest 6c de l’Auvergne } 6c enfinDu qui le divisent du Vivarais. Le Mont-d’or est peuplé de six gros villages, dont le ter-

ritoire est f or t heureusement cultivé. Les hommes y font grands 6c mieux faits que dans lereste du Pais. L es Romains faisoient grand cas du vin qui y croit, mais il n’est pas du goûtd’aujourd’hui. Les montagnes d’entre le Forest 6c l’Auvergne font les plus hautes de toutes

6c en-