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Tome second.
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^Etat de la France»

Lion-

r- de charbon, quoique la moins prétieuse, est la seule qui soit cultivée dans la Généralité, Sc

Ngis, on peut même la mettre au nombre de ses richefîès naturelles, parce qu’il s’en fait une très-grande consommation. On la tire dans le voisinage de St. Etienne, 8 c on l’y employé autravail du fer, qui est la principale occupation des gens du Pais. II y a aussi deux sourcesd’eaux minérales qui font froides 8 c chargées de vitriol, l’une à St. Galmier en Forestj &l’autre à St. Alban près de Rouanne. *

La Saône, le Rhône 8 c la Loire font les grandes Rivières de cette Généralité. Les deux

Sf'"'premières s’y trouvent dans leur force, mais la troisième ne commence à porter bateau qu’àRouanne à l’extremité de la Province : cette Riviere se grossit dans la plaine de Forest desruisseaux qu’elle y reçoit, mais son cours est interrompu par des rochers dont le plus consi-dérable est à une lieuë de Rouanne Sc est nommé le Saut de Pinet. Entre les autres Ri-vières moins considérables, il faut compter le Furan qui passe à St. Etienne, dont les eauxfont tourner une quantité íiirprenante d’artifices pour le fer, pour le íciage des planches de la-pin, pour le moulinage de la íoye Sc pour le papier. Le Lignon, qui tombe des montagnes

d’Auvergne dans la Loire, est fort poissoneux, mais íà principale réputation vient du Romand’Astrée, où il est fort célébré. Honoré Seigneur d’Urphé qui l’a composé, avoit ses terres

dans ce quartier. II y a deux autres petites rivières dans le Beaujolois, le Rhein ÔC laZergue,oui seroìcnt bien d’une autre considération, si on éxécute jamais par leur moyen le projet dejoindre la Saône avec la Loire. Leur disposition sembleroit promettre le succès du desseinque l’on en a conçu, toutes deux ont leur source dans la Paroisse de Poulie, le Rhein couleà POccident Sc tombe dans la Loire à Pereux, un peu au dessus de Rouanne, la Zergue aucontraire coule à l’Orient Sc se jette dans la Saône vis à vis deTrevoux; de sorte que ces deuxRivières feroient les canaux de communication avec d’autant plus de facilité, que dans la mê-me Paroisse de Poulie, il y a un très-grand étang quiferoitcommodément le point départagé,SC distribueroit ses eaux dans l’une 8 c l’autre Riviere. ^ Mais quoique cela paroisse aisé, on ytrouve de si grandes dissicultez, quë l’entreprise en a été suspendue jusqu’à présent. La prin-cipale consiste dans la pente qui est trop forte des deux côtés, 8 c l’accessoire dans la disposi-tion des montagnes où coulent ces Rivières qui sont trop serrées ou escarpées.w Ponu u n »y a de Ponts considérables dans 1a Généralité que ceux de Lyon fur le Rhône 8 c fur laSaone Celui du Rhône est fort long ayant vingt grands arches, & il y a deux choses fortà sineulieres dans fa construction, la premiere, qu’aiant été fait d’abord si étroit qu’il n’y avoittà J que pour une charette, on a été obligé de bâtir tout joignantun autre Pont pareil, Stpour les attacher l’un à l’autre 8 c en faire une masse solide, on a fait passer dans toutes les ar-cades de grosses barres de fer, qui ont des clefs à châque extrémité, par le moyen defquelle sces deux Ponts sont serrez l’un contre l’autre > la seconde que les arches n’étant pas assez lar-ges le fable que le Rhône roule avec ses eaux s’amassoit au passage, & bouchoit très-souventles arches principales. Pour y remédier un Architecte hardi a coupé l’un des piliers du mi-r „ * Heu Sc de deux arches n’en a fait qu’une en grossissant les appuis qui la soutiennent. Des troisutL ponts qui sont fur la Saone, il n’y en a qu’un de pierre trop étroit Lc d’un abord difficile acause des rues ferrées qui y aboutissent : les deux autres qui sont de bois font plus souvent ab aue debout: il feroit très-necessaire de faire l’un des deux de pierre ; & le plus bas par«référence à cause de la commodité 8 c de ce que les culées sont dèja bâties. La Ville de Ly-on est obligée aux réparations 8 c entretien du Pont du Rhône 8 c néanmoins quand elles sontconsidérables, il est d’usage de les lever par imposition fur la Province, mais pour les Pontsde la Saone, ils sont reputez à la charge du Domaine, à l’exception des pavés & parapets;jvr» ceDen dant la Ville paye toujours la depense qui s’y fait. Au surplus il y a 47 Ponts de pierre

Vmu tant petits que grands dans toute 1a Généralité, celui de St. Rambert fur la Loire est beau,

mùLtile depuis 1 a chute des deux arches dont le rétablissement est absolument n«àe.Rien ne feroit aussi plus utile au Commerce qu’un Pont a Rouanne fur h “5“puisque c’est un des plus grands passages du Royaume : les débordements de k Loire ren-dent ordinairement dangereux 8 c très souvent impraticables,

Lc