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Tome second.
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EtátdélàFrâìïce; 377

Consulat qúi prétend que c’est un Office Bourgeois : fa fonction est de prendre le mot du L y o fr-Gouverneur Sc de le donner à la Gardé, il evite toujours de le prendre du Prévôt des Mar-'chands en l’abscnce des Officiers du Roi, pour ne pas ravaler fa Charge.

Le premier Officier Roial qui ait été dans Lyon est le Maître dès Ports, auquel on donna d» Maître.vingtquatre Gardes pour empêcher la sortie de l’or & de l’argent, Sc le transport des armes âesSc munitions de guerre ; c’étoit lui qui donnoit les passeports pour la sortie de la Ville, maisbien que ses Gardes soient encore en fonction, il a perdu le droit des passeports dont le Gou-verneur s’est saisi, comme de la garde des clefs, qui devroit être, selon les termes des privilè-ges, entre les mains du Consulat * cependant l’une Sc l’autre de ces fonctions reviennent auCorps de ville en l’absence du Gouverneur, Sc c’est ce qui l’áutorife à prendre le titre deCommandant pour le Roi. Le Chateau de Pierre en cife étoit autrefois la demeure des Ar- p > er ' !chevêques Sc leur appartenoit, mais après qu’ils eurent fait bâtir un autre Palais près de leur c ^ f "Cathédrale, ils negligerent celui-là : le Roi Henry IV. jugea à propos d’y mettre une gar-nison, le Cardinal de Lyon en céda depuis la propriété au Roi Louis XIII. au moyen d’unerécompense de iooooo 1 . qui furent employées aux affaires Sc bâtiment de l'Archevêché, ilv a un Capitaine aux gages de <Soo 1 . par an, Sc une Garnison de 30 soldats pour laquelle ilest fàit fonds de 2.^38 1 . L’Arsenal de Lyon situé au bofd de la Saône est fort commode Depour les embarquemens, mais fes magazins ne sont ni assez grands ni bien asseurez, \a ml ‘rafincrie de salpêtre qui y est établie en rend cent quarante milliers par an, qui est tiré desProvinces voisines, le Lyonnois n’en donnant au plus que cinq milliers. Le Marquis de St. chateauChamont, Melchior Mitte de Chevrieres, Chevalier des Ordres Sc Lieutenant General de la s d ^ kaProvince, ayant obtenu du Roi la permission de fortifier son Château, y fit élever cinq mont*.”bastions avec les courtines Sc un fossé, lé tout revêtu de Belles pierres de taille, Sc furle terre-plain il commença un bâtiment figuré en Majuscule, lequel est demeuré imparfait.

Le passage des Troupes dans la Province se fait par quatre routes ordinaires ; celle du Del’Eta ^Bourbonois passant par Pontchava, Thify, la Pelaudiere, ou par la Bresse, Tarare, Regny,

$t. Haon ; celle du Maconois passant par Villefranche, Anse 8c Beaujeu ; celle d’Auvergnepassant par St. Sìmphorien, Chazelle, Peurs, Bocuers 8c Nerestable ; 8c enfin celle de Ve-lay passant par Rinedegier, St. Etienne Sc Bus. Lyon est au centre de toutes ces routes Scde plus celle dé Dauphiné Sc de Bresse y aboutissent ; ce qui fait que lés fouxbourgs de laGuillotiere, Vaize Sc la Croix-rousse sont éxtrémement chargez de logemens. II s’imposctous les ans fur la Province xoo ou izoooo 1 . pour les étapes, mais pendant la derniere guerreoù les passagés ont été beaucoup plus fréquens, l’imposition a monté jusques à jfo ou400000 1 . la forme de cette imposition est un Arrêt du Conseil qui fixe la somme 8c commetle Gouverneur, le Lieutenant General 8c l’Intendant pour en foire la répartition, avec pou-voir Remprunter le tout ou partie jusqu’au recouvrement qui s’en doit foire. En conséquencede cet Arrêt ils adressent leurs Commissions aux Elus, 8c le Receveur des Tailles en fait le re-couvrement : le Gouverneur est én possession d’ordonner seul les payemens qui sont à foire,mais il en éxamine les comptés 8c les arrête conjointement avec P Intendant, comme pareil-lement ils font ensemble P adjudication de la fourniture des étapes. Outre les Officiers ordi-naires pour veiller au passage des Troupes 8c aux fournitures des étapes, le Gouverneur ymet encore un Commissaire particulier, dont les droits 8c appointemens passent dans le comptegénéral. II peut tenir commodément dans la Généralité douze Compagnies de Cavalerie dc Quartiersyo Maitrès chaqúe quartier d’hyver : les dernieres années l’on foisoit loger les Cavaliers par á ^ rwr *chambrées 8c on ne leur fournissoit áutre chose que le lit, parce qu’a la place du feu 8c de lachandelle on leur payoit à chacun 3 s. 8c aux Officiers 4, Lc par place de fourage i 3 s. au des-sus des cinquièmes fournis par le Roi, desorte que les Troupes y étoient fort bien 8c l’Officierqui ne payoit que sept à huit sols de la ration avoit moyen de rétablir ses affaires fons qu e foProvince én fut beaucoup chargée. Quant à la Milice de la Province eìlé n’a été que de six Milice &Compagnies dé y o hommes, converties depuis én cinq Compagnies de 60 ; les permissions íevée de:que donnent les Gouverneurs oû Lieutenant de Roi dé battre la caisse pour lever des soldats/*^*"exceptent toujours là Ville de St, Etienne 8c deux lieues à l’environ en foyeur des manufìc-T o m. II. D d d d d tures