Etat de la France. 4.01
routes, dont on potirroit donner l’idée seroient plus difficiles à pratiquer 6c d’une bien moin-. ven-dre utilité. PHI NE-
La matière des Ponts & Chaussées fuit trop naturellement l’article des grands chemins pour < pmÍ~Ô‘les diviser. L’Auteur observe d’abord que l’année 16s i fut fatale aux ponts de la Province, chauffées,puisque celui de Vienne íur le Rhône, celui de Romans fur 1 Iíèie, celui de Saône siîr la. nie -me Riviere tomberent en ce tems-là : le premier n’a point été rétabli; il n’en reste qu’une ar-cade & quelques piles5 la nécessité du passagea obligé à réparer celui de Romans partie debois St partie de pierre, mais ce qu’on y a fait est de nature à ne pouvoir subsister plus de dixou douze ans ; celui de Saône est demeuré fans rétablissement. 11 y a deux ponts à Grenobleíur l’Isere, l’un de pierre construit depuis trente ans St l’autre de bois construit fur des pilesde pierre: on voit à une lieue de cette Ville le Pont de Cluy bâti fur le Drac, qui est d’unefeule Arche Sc d’une Architecture très-hardie ; la même riviere en a un autre auprès du Vil-lage de Lefdiguieres : la Riviere de Romanche en a plusieurs tous de bois servant â la route deGrenoble à Briançon, par Oyfansj la Riviere de Durance en a plusieurs autres aussi de bois dans levoisinage d’Ambrun, servans tous à la route de Gap, à Suze, à Pignerol. Tous les autres ponts dela Province ne méritent aucune remarque particulière. Mais T Auteur en fait une nécessaire au su-jet des Ponts, dont le rétablissement lui paroit indispensable, tels font ceux de Vienne fur le Rhône,celui du Pont de la Roche fur l’Ifere, celui de Livron fur la Dromme 6c celui de Montelimart furle Robion; il ajoute que ces derniers font d’autant plus importans, que les Rivières qu’ils tra-versent sont sujettes à fe grossir, de maniéré, que le commerce en est éxceffivement retardé 6cqu’on auroit peine à imaginer le préjudice qu’il en souffre. II semble à propos en continuantla même matière de parler des routes particulières des Troupes, dont la guerre présente rendla connoissance plus nécessaire : il y en a deux principales, celle de Lyon en Languedoc & etiProvence i & l’autre de Lyon dans le Briançonnois frontière de Piedmont, toutes deux com-mencent à Vienne, d’où, par la premiere, TInfànterie s’achemine à St. Roman d’Albon, 6cla Cavalerie à Moras, Romans, Valence, Livron, Montelimart, St. Paul trois Châteaux 6cau St. Esprit. La seconde route passe aux mêmes lieux jusques à Valence, & continue parCrest, Saillans, Dye, Veynes, Gap, Ambrun, Guillestre, Briançon 6c Afanne, d’où cellesqui font destinées pour Suze suivent la Vallée d’Oulx; 6c celles qui vont à Fenestrelles mon-tent la montagne du même nom. II est aisé de voir que cette route forme un détour, qu£double ou triple le Chemin j c’est pourquoi pendant la guerre on en a souvent pratiqué uneautre beaucoup plus courte j mais la difficulté des neiges fait qu’elle n’est en usage qu’unetrès-petite partie de Tannée. Dans cette route la Cavalerie partant de Lyon venoit à Bour-gouin, Voiron 6c Vizille; TInfànterie fe rendoit au même lieu par Vienne, la Côte St. An-dré 6c Vareppe; de Vizille on va au bourg d’Oyfans, à la Grave, au Villars d’Arem, 6c àBriançon i ou bien partant de Vizille on va à la Mure, à Corp, à St. Laurent du Gros, âGap, Ambrun, Briançon. La distribution des quartiers d’hyver qui semble une matière at- Quartiertachée à la précédente, y a peu ds> rapport dans la maniéré dont elle est traitée par P Auteur, d 'h' veriparce qu’il fe contente de dire que le Dauphiné a plusieurs endroits où la Cavalerie peut se ré-tablir commodément, à cause de l’abondance des grains 6c des fourages ; mais pour l’Infan-terie, il dit nettement qu’elle n’y a jamais fait aucun profit ni augmentation. Quant à laquantité de Regimens que la Province peut porter, il dit que cinq Regimens de Cavalerie,de douze Compagnies à cinquante Maîtres, y peuvent aisément subsister 6c pour Tíníanteriècomme la distribution s’en fàit arbitrairement dans les Villes 6c même dans celle de Grenoble,qui en avoit été exempte jufqu’à l’autre guerre de Savoye, il ne peut rien fixer de certain.
Les principaux marchez de la Province fe tiennent à Grenoble deux fois la semaine, uarchêuL Voiron, à Gomelin, Vizille, Lamure, Corp, St. Bonnet, Menes, le Moutser déClermont, le Bourg d’Oyfans, chacun une fois j à Vienne trois fois ; - à Lemps deux fois jà la Côte St. André, à Beaurepaire, à St. Jean de Bourmay, à St. Saphorin d’O-2an, à Cremieu, à Moustel, à Bourgouin, à la Tour du pin, au. Pont Bauvoisin, àRomans, à St. Marcellin, à St. Valiers, à Valence, à Chabeuil, au Pont en Royans,à Montelimart, a St. Paul trois Châteaux, à Nions, au Buis, à Crest, a Dye, à Gap, àTal-
Tom. II. Kkkkk lard,