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Tome second.
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*4 S

EXTRAIT

D U

MEMOIRE

DE LA

generálité

D E

PROVENCE,

Dressé par ordre de Monseigq le Duc de Bourgogne

en l’an 1698.

Par M. Le Bret, Intendant.

C O M MB chaque Auteur des Mémoires que Monseigneur le Duc dé Bourgogne a Pro-fâit faire a eu ses vues & ses idées particulières, outre que leur capacité a été fort vence.inégale) il ne faut pas s’étonner si leurs ouvrages font éxtremement différons; ce-'" " J

lui qui doit nous occuper dans cet Extrait est très-diffus, écrit d’un stile mol Sclâche, & ne répond pas a ce que 1 on pouvoir attendre de ion Auteur ; íà prolixité affeétée dans leschoses communes, y dérobé souvent les matières essentielles fur lesquelles il ne dit précisémentque ce qu’un Intendant plus touché de l’interest de la Cour, que de celui deé Peuples, croîtpouvoir expliquer fans offenser le Ministère, ou pour ménager son crédit & ses espérances de

ce coté-là. j

La Provence, telle qu’elle est aujourd’hui, y compris la Comté de Forcalquier, est bornée &Lu Midi depuis l’embouchure du Rhône jufqu’à celle du Var, par la mer Mediterannée ; à étendu ' é dsl’Orient par cette même Riviere du Var, la Comté de Nice Sc les Alpes, dites Maritimes; auSeptentrion par une partie de la Riviere de Verdon, la Comté de Barcelonne, la Durance Scle Dauphiné; enfin du coté de l’Occident par le Comtat Venaiffin, par la Ville d’AvignonScpar le Fleuve du Rhône. Son Etendue ou longueur du Levant au Couchant, est de 44lieues de Païs,6c fa largeur de ;r,à prendre depuis les Iles d’Hieres, jufqu’à la Crotte en Dau-phiné, son circuit est d’environ 2.60 lieues.

L’ Auteur prétend que la Provence est l’un des plus hûreux pais du monde, qu’elle abonde, Tempérainon seulement en tout ce qui est nécessaire à la vie, mais à tout ce qui peut la rendre agréables" d *gc voluptueuse, l’air y est fort tempéré, les chaleurs étant modérées par un Vent de Midi quiy règne; ordinairement; les hyvers n’y durent-guerés qu’un mois, il n’y gèle quasi point, Scdans toutes les faisons on y voit des fleurs d’orange en quantité.

Les plaines de la basse Provence ôc particulièrement celles qui règnent le long du Rhônerapportent des bleds & C nt des pâturages comparables à ceux dés meilleures provinces de de foFrance, il n’y a ancien endroit du Royaume dont la fertilité égale celle de la Camargue qui t la,ncnest une langue de terre enfermée de deux bras du Rhône, dans une de sept lieues du Pays,

Tom. IL Xxxxx