Etat de u France. + 6 9
ará de ce qui s'y traitoit envoyerent leurs députez, qui firent tant de soumissions au’ils ob- P u o-tinrent de leurs princes la confirmation de leurs privilèges, qui furent énoncez dans une Char- vence.te fort ample, dont ils font encore aujourd’hui jurer l’execution aux vice-lcgats à leur entrée. '—Les Villes d’Arles & de Marseille, les Comtes de Sault & de Grignan, & plusieurs autressuivirent un si grand exemple, il n’y eut que Roger Seigneur d’Hieres Sc son frere Bertrandde Fos, tous deux de la race des Vicomtes de Marseille, lesquels formerent le dessein de ré-sister. Ils furent affiegez, Sc se deffendirent à merveille pendant y mois, à la fin defquels ilsécoutèrent les propositions de leurs amis Sc parens, Rostaing d’Agoult Sc Robert d’Aautre-verts, avec Arnaud de Villeneuve, tous ) choisis par le Prince pour arbitrer une compensa-tion d autres terres ou efsets en echange de leurs Seigneuries, Sc cette compeníation ayant étéreglée ils recourent les terres de Bornes, Lamole, Calabrieres, Scc. cet état avoit subsistédepuis l’an 1140. Le Dauphin de Viennois fit son hommage pour les territoires de Gap Scd’Embrun, le Comte de Ventimille fe donna volontairement avec les Villes de Conis en Pié-mont, d’Albe de Savellan, deFroissan, de Mondruy, de Cheruse, d’Alexandrie, de Parme Sc dePlaisance. L’Abbé de Piste Barbe, fit son hommage pour les terres de Laval, d’Orelle Sc Cor-pillan, qui avoient été jusques là indépendantes ; mais le plus important de tous, Sc celui qui ac-quit à Charles une étendue plus considérable, fut celui du Seigneur de Baux, dont voici les termes :
NosBarallus, Domìnus Baveri, Fobis Illustrissime Domine Carole, Fili Régis Francis CornesAndegavi<e, Provinciœ ( 3 y Forcalquerii, à recognoscimus totam terrant quant babemus intraterminas Comitatus Provincial, qui sunt a Durantia usque ad Mare & ab Alpibus usque adAn-ticenum £5? Rhodanum , C ?spécialiser Cafirum de Bancìo, ex caplâ terrâ quam de jure tenere delemus ab Ecclesia Majfïliensi , &e. Tzbìque fide-jujsores damus , pagatores & juratores nnbi Vviras Bertrandum de Bancio , Falernum de Pontevey, Isardum de Autravend, fratrem ' Jtguntum deBdneu, B. de Sabrano , fratrem Giraldi amìci B. de Condoni filium ComhhFwcaìqueriì j 13 adhuc S. B. de Bancio, Dominos defrietis, Dominos Arcanum 13 Domïnum de C astellana. Aiïum Aquis, in Castro Dominì Comitis, Anno Domini, MCC LI. Menfe Novembrìs '
Enfin le Seigneur Castelane perdit fa Seigneurie Sc la vie, fur un Echaffaut, pour avoircontesté le droit absolu que Charles vouloir établir, Sc qu’il établit en effet, parce qu’ilétoit 1plus fortj mais la prospérité de Charles lui soumit de furcroit 2 Couronnes étrangères • lePape Urbain IV. Payant engagé à conquérir les Royaumes de Naples & de Sicile sor MVfroid bâtard de Frédéric II. Empereur, il assembla une puissante armée avec laquelle il ssen Italie Pan 1264. il fut couronné à Rome Pan 1266. le jour des Rois par des Cardinau *députez par Clément IV. pour en faire la Cérémonie, Sc le jour de St. Mathieu en soivantstdonna la bataille de Bonnevent, qui lui acquit les deux Siestes par la mort de MainfroidCharles uíâ avec peu de modération de fa victoire, il montra une dureté extraordinaire Sc lafuite fit voir que son cœur étoit bien plus rempli d’orgueil que de véritable générosité- F neffet il persécuta cruellement tous les Partisans de l’Empire, que l’on nommoit Câlins Scles réduisit a la necesote de chercher un secours étranger ou du moins à favoriser I’invasionque Couradin véritable heritier de la maison deSuabe Sc des Royaumes de Sicile y fit en Pan-née 1267. Ce Prince accompagne de plusieurs autres vint prefenter la bataille à Charles, le4 Aoust 12.68. près du lac de Celano, le siiccez en fut très-malhûreux, non seulement il laperdit, mais il tomba dans les mains de Charles, qui le fit condamner à mort Sc executer parla main du Bourenu au mois d Octobre r 26p. mais en mourant il prépara d’autres ennemis àar es, ayant déclaré qu st instituoit son heritier Pierre Roi d’Aragon, qui avoit épousé Con-stance filse de Mainfroid. Une administration si dure fut suivie d’une libéralité mal conçuedes biens de toutes les personnes suspectes, en faveur des Provençeaux Sc autres François, quiavoient accompagné Charles dans cette expédition j de là s’ensoivi1 1 a révolté de toute k Si-cile qui mt enlevée à Charles par le complot le plus fin Sc le mieux exécuté dontPhistoire fait mention, il en coma 1a vie aux François qui s’étoient établis dans cetteIsle à k réservé du Gouverneur General, Guillaume de Porcelet te, qui fut fa Uv £considération de la vertu & de k Justice qu’il avoit fait paroître dans son emCharles voulut faire les derniers efforts pour réparer une si grande perte, st ^uí ^ ° L
flotte avec le secours du Roi de France son neveu, des Comtes d’Artois d'
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