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P r o- de Flandre ses Parens; il la fit commander par son fils aîné, le Prince Charles de-vence. puis Roi 2. du nom & l’ayant envoyé au secours de la Sicile, dont quelques placez■ v 'tenoient encore, il marcha lui-même par terre avec une autre Armee 2 La flotte Ara-gonoife commandée par Roger del Oria vint au devant de celle de Charles, & aprèsun Combat où le Science de la Mer Pemporta beaucoup fur le courage, le Prince futprisonnier & conduit à Messine, où Constance Reine d’Aragon lui fit aussi tôt faire sonprocez ; il ne manqua pas d’être condamné à la même peine que son Pere avoit fai tsouffrir à Couradin ; mais Constance plus genereuse lui donna la vie, & pour le sauverde la fureur du Peuple l’envoya en Aragon : Ces disgrâces accablèrent tellement le RoiCharles, qu’il mourut de tristesse en ir.8y. ses grandes profperitez avoient enivré soncœur, il n’étoit plus capable de soutenir le revers de la fortune, aussi son régné eut unefin aussi désastreuse, que les commencemens avoient eû d’éclat : il peut servir d’exemple parla fougue de ses désirs, par l’incertitude de ses résolutions, & bien plus encore, parla tristessede fa mort ; des malheurs où un Roi, qui a titre de conquérant, fatigue ses peuples & ses voi-sins, pour s’emparer des Etats, qui font à fa bienséance, l’exposcnt personnelement à des dé-plaisirs aussi cuisans dans leur genre que ceux qu’il fait souffrir au genre-humain par son Am-bition. II faut ici remarquer deux Evenemens singuliers arrivez pendant les regnes de CharlesSc de son beau pere, le Comte Berenger V. le premier en datte, Sc celui de l’arrivée en Pro_vence d’un Pelerin inconnu, qui voyageoit avec dignité, mais qui ne sc fit pas connoitre, dparut à 1 a cour de Berenger, & y acquit une si haute estime que le Prince lui confia le Mi-nistère Sc l’économie de tous ses revenus ; cet inconnu s’en acquita si bien que toutes les af-fairés prospérèrent sous son gouvernement, ce fut lui qui maria les 3 filles ainées du Prince,& paya leur Dot aux Rois leurs Epoux, ce qui lui acquit une grande estime; mais dans 1 afuite étant tombé dans la disgrâce de Berenger, il lui rendit un comte exact de son administra-tion, Sc se retira avec aussi peu de bien qu’il en avoit aporté. On s’aperçut bientôt de son ab-sence, le Prince le fit chercher par tout, Sc l’ayant enfin trouvé, il aprit qu’il étoit un Cadetde la maison de Villa-nova, en Arragon, Sc il lui donna des Etablissemens si considérablesen Provence qu’il l’engagea enfin à y rester. II est chef de k maison de Villeneuve qui sub-siste encore avec distinction ; la Confiance generale fut toujours si grande en fa probité»qu’on lui confia, comme nous l’avons dit, la tutelle de la plus jeune des filles du Prince Sc se Gou-vernement de l’Etat après fa mort. Le second Evenement remarquable, est que quand Cou-radin vint attaquer le Roi Charles, celui-ci quoi que le meilleur Chevalier de son tems setrouva fi dépourvu de conseil qu’il n’ofa compter fur lui même pour le commandement deson Armée j mais ayant appris qu’un Capitaine François revenant de Syrie nommé Erardde Va-leri étoit abordé dans la Pouille, il 1 e fit prier d’accepter le commandement de ses troupes,que celui-ci refusa jusqu’à ce qu’on l’eut persuadé quec’étoit une oeuvre de Religion aussi mé-ritoire que la croisade, vû qu’il s’agissoit de faire la guerre à un Prince excommunié; ErarddeValéry fut donc le Chef de ccttc guerre St le véritable auteur de la victoire, après laquelle ilse retira en France fans avoir voulu recevoir la récompense qu’il avoit effectivement méritée.Entre la Noblesse Provençale qui suivit Charles en Italie on remarque principalement Guil-laume de Villeneuve, Jurisconsulte, l’un des Conseillers du Prince, Guillaume de Cotignac,Ifnar d’Entravelles, Sieur d’Elliers & de Sault, Bertrand St Raimond de Baux pere & sil sSeigneurs de Berse, Pierre Balbe Comte de Ventimille, Bertrand d’Alamanon, Amelso d’A-goult, Guillaume & Roger de Fos, Seigneurs d’Aix en partie, Guillaume Etendait, icnecha!de Provence, Beralde de Baux l’un des Vicomtes de Marseille, Elias de Sabrun Seigneurd’Uzez, Manuel Balbe Seigneur de Muy, Guillaume de Castenet vicomte du lieu, RelignanAlamanon Amiral, Remond de Flessans, Boniface Galbert sieur de Castelane, Foulques dePontevez, Perseval Dore, Guillaume de Bargemon, Pierre de Vins depuis senechal de Pro-vence, Rostaing Cantelme qui s’etablit à Naples, Jean de Lafcaris Comte de Tende, Gevensode Gennes, Guillaume Porcclette, Burgundion de Trets, ôte.
Le Régné de Charles II. commença dans fa Prison, mais le Roi Pierre d’Arragon étant ve.nu à mourir dans le même tems, Alphonse son successeur écouta des propositions de paix, Lele relacha à la solicitation du Roi Edouard premier d’Angleterre, au moyen d’une rançon d e
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