4/7X ÉTAT DÊ LA FRANCE.
P r o- mi elles Pierre d’Államanon Amiral ; Pierre de Medicis de Toulon Vice Amiral ; Roger de Fox,vence. FouquetdePontevez,IfnarddeGlandevesperede S te - Delfine épouse d’Elzear de Vabran & plu-' ' sieurs Dames illustres parleur beauté si chantée par les Poètes du tems, telles que Jeane D 6 - de
Beaux; Huguet deFolcarquierD e - deTrets; Brian de d’Agoult ComteíTe deLuna,Mabilse deVilleneuve D e -de Vens, Béatrix d’Agoult D e - deSault; Isarde deRoquefeuille D® d’Amouïs;Anne Vicomtesse deTallard; Blanche de Flassant; Douce de Moustieres; Antoinette de Cade-nette D e - de Latîtbenne ; MagdelaineSallon; RixiennedePuyverdD e -deTrans. La Reine Jeanecommença à régner en 1343, fa vie fut une fuite continuelle de disgrâces, parce que fa con-duite fut détestable, elle commença par faire étrangler André de Hongrie son premier mari,6c consécutivement, elle en épousa 3 autres après lui, defquels celui qui dura davantage futLouis Prince de latente son Cousin, qui mourut en 136z. cette malhûreufe Reine fut cru-ellement poursuivie par le Roi de Hongrie frere aine d’André qui vouloir tirer vangeance defa mort, la nécessité de résister à l’invasion de son Royaume l’obligea à aliener presque toutson Domaine, 8c comme elle tiroir son principal apuy de la protection de l’Eglife, elle nenégligea rien de ce qui pouvoir mettre le Pape en ses intérêts : Elle vendit à Clement VI. laVille d’Avignon, 8c le Comtat Venaiffin, pour la somme de 80000 florins d'or qu’elle recon-nut avoir reçus, & employez à fes plus urgentes affaires, quoiqu’en effet elle n’en touchât rienou très-peu de chose, d’autant qu’elle étoit redevable de plusieurs années du Cens de 8000florins, que le Royaume dc Naples devoir à l’ Eglise. Cette vente qui fut faite le 19 JuinX 348 fut peu agréable aux Provenceaux, Lc en particulier à la Ville d’Avignon, qui se sou-mit au Pape plutôt par nécessité que par affection, toutefois ce Pontife & ses successeurs s’em-presserent de fortifier cette Ville, Lc de la decorer de bâtimens publics & de fondations con-sidérables, tant pour fe rendre agréables aux peuples, que pours’assurerun si beau Patrimoine.La Reine Jeane fit aussi de grands biens à Guillaume Roger frere du Pape, & lui donna de 2puissans établissemens en Provence que son fils Vicomte de Turenne fe trouva dans la fuite enétat de faire une cruelle guerre, qui désola le pays 8c dont il sera parlé en son lieu. D’autrepart leGomte de Savoye Amedée IV. Lc le Duc de Milan, conjointement voulurent profi-ter du désordre des affaires de cette Reine, Lc s’emparerent après une guerre de 18 années detoute la Principauté de Piémont. Tant de malheurs n’étoient encore qu’un prélude deceux quidévoient suivre ; le Schisme s’étant formé dans PEglise par une double Election de Pape, îaReine Jeane s’attacha au parti de Clement VII. qui n’étant pas plus puissant en Italie fut ob-ligé de fe retirer en Avignon pendant qu’Urbain VI. Napolitain souleva tout le Royaumecontre Jeane, Lc mit les Armes à la main de Charles de Duras propre neveu de la Reine,étant fils du mari de fa Sœur, Lc de Louis Duc de Duras son premier mari, ses plus sagesprévirent bien ce qui devoir arriver de ce soulèvement, 8c ce fut à son occasion que plusieursfamilles Napolitaines abandonnèrent l’Italie pour se retirer en Provence. Jeane au contraire fevoulut deffendre. Son mari Othon de Brunfvvic donna une bataille dans laquelle il fut prisprisonnier, Lc peu après elle fut forcée de sc rendre elle même entre ses mains du vainqueur,n’ayant pas reçu assez à tems la flotte qu’elle attendoit de Provence, pour s’y retirer en fureté }cette malhûreufe Reine fut gardée dans le Chateau de Muro depuis se premier Septembrejufqu’au z z May de l’année suivante, que Charles ayant fait preceder quelques formes de ju-gement la condamna à être étranglée, dans le lieu même où elle avoir fait périr André son i* - -Mari. Comme cette Princesse avoir adopté dès l’an 1380. Louis de France Duc d’Anjoufrere du Roi Charles V, elle Pinstitua son heritier universel par les dernieres paroles qu’elletint aux Provenceaux, qui la virent les premiers jours de fa prison. C’est pourquoi dès quela nouvelle de fa mort fut arrivée, ce Prince sc transporta à Avignon, où il reçut l’investiture8c la Couronne de Naples des mains de Clement Vil. puis s’étant assuré de la Provence ilassembla la plus nombreuse armée qui fut entrée en Italie depuis longtems, avec laquelle per-çant au travers de la Lombardie, il se rendit dans l’Abruzze dès le commencement de l’année1384. mais Charles de Duras fçût l’amuser par des Carrels & des deffis, aflèz longtems pourfatiguer fes troupes ; II le combatit ensuite avec avantage, de Torte que Louis fut obligé desc retirer à la pointe de PItalie, où son Armée acheva de fe ruiner, tellement qu’elle y périt1 toute