Etat de la France.
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toute entiere Sc que lui même y mourut le 20 Septembre de la même année étant réduit aune p 0 -si grande disette de toutes choses, qu'il ne lui restoit qu’une tasse d’argent & une cotte d’armes vence.
de toile peinte de tous les trésors de la France qu’il avoit perfidement enlevé pendant fa Re '--—
gence. Le Testament de Louïs premier institua la Reine Marie de Chatillon f a veuve m-trice de Louis II. son fils qu il déclare son heritier universel, mais comme les senti mens despeuples de Provence etoient encoie tellement incertains que Louis avoit eu de la peine à s’yfeire ìeconnoitie Sc que fa fin ddastreuse avoit encore augmenté cette indisposition, Marien’osa conduire son fils en Provence sans une Armée, & cela d’autant plus qu’elle se trouvoitalors agitée par les mouvemens de certaines troupes de brigans nommez Tullaires qui la rava-geoient. La Ville de Nice avoit reconnu Charles de Duras 8c Raimond de Ëeaufort vicom-te de Turenne; il soutenoit hautement un parti si contraire à la maison d’Anjou, qu’on au-roit pu le soupçonner de s’en vouloir rendre le maître. En ces termes Marie forma uneArmee avec laquelle elle conduisit son fils en Provence, Sc l’y fit reconnoitre par les Etats as-semblez qui lui prêterent serment, toutefois le parti de Charles de Duras n’étoitéteint, on n’envintà bout qu’avec la patience, mais à l’égard du Vicomte de^T enCOXCcomme il étoit maître de la moitié des Places, 8c qu’il avoit rassemblé tout ce quhl ávcfde Soldats déterminez, il se maintint fort longtems. On fit avec lui plusieurs traitez P ssirouloient tous fur le payement des sommes qui lui étoient ducs, tant par le Pape personnelle-ment que par le Roi Louis; enfin l’on trouva moyen de diviser sa Mere Èîeonor de Com-menges de ses intérêts, ce qui lui fit perdre la Ville de Meralgues, 8c peu après ses meilleursChâteaux de forte qu’étant réduit à se retirer de Provence il se i rp r r „
le Rhône. Quant à la fortune particulière du Roi LoSlI, ÍISçoIn T “ Pferentes fois Sc tout autant il y reperdit avec une égale facilité ce qu’il semlu P * tr ° IS dl "quis. II se rebuta enfin de la legereté des Peuples & de la chaleur du pays, & ne vousotnl^y songer i il mourut a Angers en 1417. âgé de 41 ans après un régné de 34 dans lequel tsignala fa sagesse Sc sa bonté Sc mérita l’amour de son peuple, il laissa r enfàns T „
René Sc Charles, dont nous parlerons successivement. ' L ° UlS >
Louis 111. succéda à son Pere sous la tutelle de fa mere Yolande d’Aragon, il reçut l’inson-dation du Royaume de Naples du Concile de Constance, Sc lors qu’il s’aprètoit à J’allcr con-quérir sor la Reine Jeane seconde fille de Charles de Duras, cette Princesse l’adopta en lamême forme que Jeane premiere avoit adopté Louis I. par un acte du 1 Septembreauparavant Scdèsl’année 141p. Yolande au nom de son fils avoit fait cession àAmé VIII rT*de Savoye, de la Comté de Nice, de celle de Barcelonette Sc de plusieurs autres terres’ voudemeurer quittes des sommes prétendues par ce Prince pour la depense Lite par son pere enl’entreprile de Naples où il avoit accompagné Louïs I. Sc où il étoit mort. Au surplus commel’adoption de Louis III. s’etoit faite au domage d’Alphonse Roi d’Aragon, que íeL avoit adopte le premier Sc qu’elle dépouilla ensuite pour cause d’ingratitude, elle pmduisit uneguer're ouverte entre ces deux Princes dans laquelle l’Aragonois eut l’avantage de surprendre Mar-seille Sc de la piller auparavant que les Etats du Pays eussent pû pourvoir à fa deffensc, néan-moins Louis de Bouillon Vicomte de Rheillans amassa en diligence quelques forces avec les-quelles il vint donner so r ] es Aragonois Sc les obligea de se rembarquer avec quelque désordre".Cette occasion arriva en 1427. René II. frerede Louïs avoit épousé dès í’an 420. IsabeauWso unique de Charles I. Duc de Lorraine, Sc par ce mariage, il obtint un droit plausible deiucceder à son beaupere dans ses Etats, mais Antoine Comte de Vaudemont, frere de Charlesprétendit que la Lorraine etant un fief mafculin, Isabelle, ni parconfequentRené son maryn’ypouroit avoir aucun droit légitime. II s’enfuivit une guerre dans laquelle René d’Anjou sem-bla d abord avoir tout l’avantage, mais le Duc de Bourgogne Philippe, lors Ennemi desmai-sons de France & d’Anjou donna des secours si puissans à Antoine qu’il ên salut venir àbataille décisive, q U i f e donna le 2 Juillet 1431. à Bulen près Neuchatel en Lorrainetant de désavantagé pour René qu’il y demeura prisonnier Sc fut d’abord remis entre fr/ ^du Duc de Bourgogne pour que fa rançon pût servir à l’indemniser des frais par lisdans cette guerre. Philippe k fit transporter dans le Château de Brunes en BourgomTou iíT o m. IL Eeeeee i
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