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Tome second.
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Etat de la France.

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aussi du Gevaudan. L’Allier & enfin la Loire prennent aussi leur source dans le même L a ri-pais ; Le premier près de Langrogne, d’où il coule en Auvergne, & la seconde près de guedoc.Rieutor, d’où elle passe au Pui en Yellai, à la Youlte & se jette dans le Forez. Ce fontlà les principales rivières qui arrosent le Languedoc ; mais il y en a une infinité d’autresplus petites qui fertilisent ses Campagnes & ses Montagnes, dans le détail des quellesl’Auteur n'a pas jugé à propos d’entrer.

II avoir pareillement remis à traiter des dissérens Canaux qui ont été pratiquez dans Canaux.cette Province, pour donner un article des Ouvrages considérables, qui y ont été faitsfous les regnes de nos Rois ; mais comme cet ordre est en quelque forte renversé &qu’il sépare des matières qui ont une connexité évidente, il semble que l’on ne doit paâfaire scrupule dans cet Extrait de rétablir l’ordre naturel au préjudice de la disposition del’Auteur. Le plus considérable de ces Canaux est celui qu’on appelle de la Jonction des Canal âedeux Mers, qui n’est en effet qu’un trajet depuis Beziers jusqu’à Toulouze dans l’espace u Jo»a'í-de 125435. toises, qui valent 40 lieues communes ou quelque peu plus, en prenant la2**lieue à 2000 toises. La raison pour laquelle ce Canal n’a pas été prolongé plus loinest que la Garonne est communément navigable depuis Toulouze jusqu’à la Mer. Ce-pendant l’Auteur avoue que les eaux de ce fleuve deviennent quelquefois si basses en Eté& que les sables qu’il amasse font si contraires à la Navigation, qu’il auroit été très-utilede continuer l’ouvrage jusqu’à Moissac, parce que depuis la jonction du Tarn, la Na-vigation de la Garonne n’est plus sujette aux mêmes inconveniens. Le travail qu’il yauroit à faire couteroit environ un million & ne seroit sujet à aucun inconvénient parce-que le terrain est uni & que le Canal tireroit ses eaux de la Garonne même. Mais Dourrevenir au grand Canal, il faut reconnoître d’abord que c’est l’ouvrage le plus considéra-ble qui ait été éxecute en Europe depuis plusieurs siécles. Le détail qui amoindrit ordi-nairement les objets, n’en fera que mieux connòitre la magnificence & la grandeur. Ladépense totale a été de treize millions, dont le Roi en a donné 6920818 /.°& la Province

le surplus montant à 6079182 /. en ce comprise la depense de la Construction du Portde Cettes, qui á couté 2 millions.

Le Dessein de ce Canal a été imaginé du tems de Chàrlemagne. On en a proposé Son Tîî-l’éxécution sous François I, & sous_ Henry IV, pendant le ministère du Cardinal de^à-Joyeuse en 1598. En 1604, le Connétable de Montmorency, Gouverneur de la Provincefit exactement visiter les lieux par où ce Canal devoir être conduit, mais le tout inutilementjusqu’au Ministère du Cardinal de Richelieu, qui tout rempli des idées qui pouvoientfaire passer fa gloire a la postérité, l’auroit entrepris en 1632, si les troubles qui survinrentdans la Province, n y a voient mis un obstacle invincible. Tant de grands-hommes n’avoientce semble imagine ce beau dessein que pour en mieux assurer l’éxecution au régné pré-sent, En effet le Roi s’en étant fait instruire eh 1664, nomma des Commissaires pour enfaire une visite plus exacte, & chargea le Sieur Riquet de ^entreprise au mois de Juin1666. après avoir entendu les avis des Visiteurs. L’Auteur qui semblé avoir obmis expresla part que Monsieur Colbert Ministre des Finances & du Commerce à euë à l’exécution decette enterprsse, dit au sujet du Sieur Riquet, quelle lui fut confiée plustost ‘en considéra-tion de ses ta ens naturels que de fa capacité dans í’étude de l’art, qui auuroit été acces-soire à un autre pour y réussir, mais les ressources qu’il à trouvées dans son genie lui ontfait surmonter toutes feules les immenses difficultez qui se sont présentées dans l’exécution.

Les raisons qui ont déterminé cet ouvrage sont i L La facilité du transport des mar-chandises d e l'une à l’autre Mer, fans être obligé au circuit de l’Eípagne, Sc au pe-nlleux passage du Détroit, cet article regarde particulièrement les denrées de Pro-*vence, qui ne pouroient venir en Guienne, que par l e grand circuit de la Mer, ou * r *£*'par Mulets. 2 0 . La considération de la traite des bleds & des vins, soit dans les annéescommunes ou le haut Languedoc a plus de bleds qssil n ’en peut consommer pen-dant que le Bas Languedoc en manque, lui qui d’autre part à plus de vins dont

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