Lan- le premier a besoin, soit dans les années de disette où P un & l’autre commerce est est-guedoc. core plus important pour chacune des deux parties du Languedoc. g°. La considération.^''"V'^de l’argent que lès étrangers qui se serviroient du Cahal feroient engagez de laisser dans lepays, & en dernier lieu la gloire; soit personnelle duRoi, soit commune à la nation, d’a-voir entrepris & perfectionné un ouvrage comparable aux plus renommez des Anciens ;l’Auteur ne dissimule pas que ce dernier motif n’ait été l’un des plus concluans. .
■Pétait du Après un nivellement exact du terrain qui fut le premier travail nécessaire, il demeuraravaii. cer t a in que le point le plus élevé de l’efpace déterminé se trouvoit à Naurousse, dansle voisinage de Cartelnaûdary, mais l’on fut hûreusement confirmé pour cette découvertepar une fontaine dont les eaux fe partagèrent également à l’Orient & à l’Occident, for-mant deux ruisseaux des deux cotez ; cet endroit fut appellé le point du partage, & il futPîfficul- conclu que c’étoit de là que fe devoit faire la distribution des eaux. Les grandes diffi-ter C? re- cultez qui fe trouvèrent dans l’exécution furent. i°. L’inégalité du Terrain. 2°. Le»àà- Montagnes qui fe trouvoient fur la route. & 3°. Les Rivières & lesTorrens, qui ve-nant traverser le Canal en auroient interrompu le cours : on remedie à la premiere par leEclusa. moyen des Ecluses qui soutiennent l’eau dans les descentes ; il y en a tA. du côté deToulouse, & 45. du côté de la Meditéranée ; celles qui font un plus bel effet à la vuefont les huit que l’on voit proche de Beziers lesquelles font une cascade de 156. toisesde longueur fur onze toises de pente, l’elévation du terrain ayant exigé cette quantitéd’Ecluses dans un fi court espace.
Montag-nes peséeées.
■Aque-ducs VPonts.
Réser-voir deN-tu-roujse.
Rese
Quand aux Montagnes on les a entrouvertes ou percées pour faire passage au Canal,celle qui a le plus coulé est nommée Malpas, elle est percée dans la longueur de 1 zotoises, avec une banquette de quatre pieds de chaque côté du Canal, ce travail a quel-que chose de prodigieux. On a surmonté les difficultez des Rivières & des Torrens paríe moyen des Ponts & des Aqueducs, qui font bâtis de forte que le Canal passe pardessus & les Rivières ou Torrehs paf dessous, il y a 8 Pohts, dont quelques uns font par-faitement beaux, entr’autres ceux cìe Repadre, de Cesse, de Trcbe, & de Lers, & 37
Aqueducs pour les moindres Rivières.
Mais tout cela auroit été inutile si l’on n’eut. trouvé le moyen de fournir abondam-ment de Peau au Canal lors qu’elle viendroit a lui manquer comme .il arrive dans lessecheíesses : pour cet effet, l’on a pratiqué au point de partage un Bassin de deux censtoises de longueur, fur 150. de largeur, qui a 7 pieds d’eau en tout tems, &de là f®fait la distribution par deux Ecluses, l’une du côté de Toulouse & l’autre vers la Mer.Ce bassin est Pun des plus beaux ouvrages qui fe puissent voir, mais pour le remplir demaniéré qu’il ne tarit jamais, il a faíu pratiquer un réservoir à Saint Feriol, dans lalfs?pí Vallée de Loudot, au quel on a donné 1200, toises de longueur, fur cinq cens de lar.rioL geur, & vint toises de profondeur, de' forte qu’il ; contient à fa superficie, six censmille toises, & douze millions de toises quarrees, P Auteur n en donne toutefois queii 459 3. à la superficie, mais je suppose qu’il y a erreur à son calcul, & je le supposejustement si les dimensions font bien données. . Ce réservoir est toujours plein & four-Rlçoïïe íiit en tout tems de Peau au bassin de Naurousse, par le moyen d’une Rigolle qui l’y
conduit, mais pour le remplir luí-même, il a falu ramasser toutes les eaux d’aientour,*nfìre & particulièrement celles de la Montagne noire, pour cet effet on a creusé autour de
Ure ‘ ce tte Montagne jusqu’à 22868. toises de Rigolles revêtues, outre lesquelles celles qui
ramassent toutes les autres trouvant à son chemin la Montagne d’Efcamare, i] p a falupercer par une voûte que l’on y a pratiquée depuis laquelle la pente naturelle de la Ri-p-olle porte les eaux au réservoir de S. Feriol, c’est dans l’amas & la distribution deces Rigoïles que l’on connoit principalement l’art qu’il a falu employer pour la perfectiontìu Canal, & l’ètenduë du genie qui Pa conduit; de forte que selon P Auteur, onhé connoit bien son ouvrage qu’après avoir visité & examiné les travaux faits en cetteMontagne, _ ■
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