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Etat d b la Franco
des Garnisons dans tous les forts, à l’exception de Narbonne, Carcassonne, Roque-L a n-maure & Guerigut, où l’on n’entretient que des mortes-payes. guedoc.
Le fond desAppointemens des anciens Gouverneurs & le payement des Garnisons fefait par la Province & s’impose tous les ans en Conséquence d’une Commission particu-lière ; mais parce que l’imposition excédoit la dépense, M. de Louvois qui s’en apperçutle premier, voulut que le revenant bon fut porté à l’éxtraordinaire des Guerres Se il sertaujourd’hui au payement des garnisons de Roussillon. Ce revenant bon est de 107131 1.
& la dépense des Garnisons du Languedoc, de 237671 1 . . .
A l’égard des Réginlens de Milices* l’Auteur juge qu’il est également utile & facile Ml ^ eeude les entretenir Le premier, parce que c’est un frein toujours présent pour les mal-in-tentionnez : le second, parce qu’ils ne coûtent rien au Roi, lequel au contraire, a pro-fité de plus de 200000 1 . par la vente des charges de Colonels, Capitaines & autres of-fices rendus héréditaires par l’édit dé 1696 ; de forte que ceux qui ont payé pour en êtrerevêtus, des finances, modiques, a la vérité, ne laiffent pas d’être intéressez a maintenircet établissement. Ainsi il n’y a qu’à les laisser agir en éxecution des Ordonnances fai-tes à cet égard. La Province impose tous les ans 12000 1 . pour l’entretien des places.
Ce fond qui étoit entresols dissipé, s’employe aujourdhui très-utilement, & il suffit étantbien administré. .
Pendant la minorité du Duc du Maine, le Maréchal de Noailles obtint des lettres pa-tentes pour commander en chef dans le Languedoc, avec tous les honneurs & préroga-tives de Gouverneur. Cette administration a duré dix ans depuis 1682. Comme la ré-vocation de l’Edit de Nantes a changé Tétât de la Province, le Roi y a envoyé unLieutenant General de ses Armées pour y commander & suspendre les fonctions des Lieu-tenans Généraux ordinaires. II a néanmoins été observé que pendant la tenue des E-tats, les Commandans se sont absentez, soit en allant à la Cour ou d’autre maniéré, afinde laisser la fonction libre au Lieutenant General ordinaire, qui y doit assister à sontour.
La Province fournit i’Etape aux troupes & à cet affet elle fait un bail général tous VEtaps*les 3 ans. Elle payoit pendant le couss de celui qui duroit en 1697, chaque place deCavalier à cheval à raison de Z 9 fols ; chaque place de Cavalier à pied 23 fols; leDragon à cheval, 37. Le Dragon à pied 21 fols; Le Eantassin, 12. La place de che-val même pour ceux de remonte, 15 sols. II est libre au commencement de Tannée auxhabitans des lieux, ou de laisser fournir i’Etapier en espece, ou de se faire par lui rem-bourser en argent sur le pied de 17 sols par Cavalier soit à pied, soit à cheval ; de 16s. par Dragon de même, & de 10 s. par Fantassin: mais quand ils ont opté de laisserfournir PEtapier, celui-ci est obligé de fournir les rations de pain, vin & viande, foin &tavoine en espece, & l’Ustencile sur le pied de 6 s. par Cavalier ou Dragon tant à piedqu’à cheval & de 3 s. par Fantassin. Lorsque les Officiers veulent être payez de leursplaces, ceux de Cavalerie le font à raison de 30 s. Ceux de Dragons à railon de 28 s.
& lorsqu’ils reçoivent les fourages en espece, à raison, de 17 s. pour ía Cavalerie,
16 s; pour les Dragons & six fols pour les Officiers d’Infanterie. Ainsi il n’y a aucuneProvince ou les Troupes soient si bien traitées qu’en Languedoc : mais auíïï faut-:l a-voûer qu’eìles lui s’ont fort à charge, puisque l’Etape lui conte année commune plus de900000 h Les Etats, pour se dédommager en partie, ont obtenu du Roi la permissionde faire construire des Cazernes & il s’en trouve de très-belles à Nismes, à Lunel, àMontpelier, L esse & Beziers ; mais jusqu’à la confection de ce Mémoire, ils n’avoientpû obtenir d’ ort l re pour y faire entrer les troupes. En chaque tenue d’Etats il y a desCommissaires nommez pour former la ligne de l’Etape, c’est à dire, marquer les lieuxoù les troupes doivent être reçues. On envoyé cet état à la Cour & Ton a coutume des’y conformer dans la distribution des Routes.
Le Languedoc a fourni, depuis l’an 1671, jufqu’en 1674, par année, 776600 LivresTom. II. T 11111 de