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Tome second.
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Etat de la France.

Lan- de Salpêtre, mais depuis ce tems la fourniture a été réduite à 360 milliers, parce qu*guedoc. J’on a retranché le nombre des Ouvriers, qui n’est à présent que de 250 . II est certainPPYP' que Ton pourroit rétablir cette fourniture avec grand profit pour le Roi, en tenant larnain à ce que ceux qui font la recherche du Salpêtre, ne fussent point maltraitez & en.les obligeant à remplacer la terre qu'ils enlèvent, afin que les fonds nitreux ne man-quassent point de matière.

Ouartîers À T égard des Quartiers d’Hyver, la Province en doit être exempte, si Ton considéréá’Hjvcr. f es privilèges; le traité du Don gratuit n’est jamais signé fans la clause expresse de- J’éxemption du Quartier d’Hyver & cela s’est exactement observé jufqu'à la guerredu Prince d’Orange, pendant la quelle on a commencé d’y envoyer de la Cavalerie& des Dragons. L’Auteur fe déclare néanmoins contre cette innovation, non par rap-port à l’infraction, mais parce que le Païs n’est point propre à la Cavalerie, manquantde formage nécessaire aux Bestiaux qui en font valoir les fonds ; mais comme l’intérêtdu Roi est le plus pressant motif de fa Conduite, il a réduit en une Table les lieux lesplus propres à servir de quartier d’Hyver & le nombre des Compagnies qui pourroientnaturellement y subsister fans dommage & il les fait monter en total à 59.

Haras. Le Languedoc produit peu de Chevaux. II y a néanmoins quelques haras fur lesbords de la Garonne & dans le Gevaudan où Ton pourroit élever de beaux poulains, s’ily avoit des jumens de taille ^ car il ne suffit pas d’y mettre des Etalons de choix ; il fau-drait que la Province ftt un effort pour se peupler de belles jumens & les distribuer dans

le lieux de pâturage. II est certain que Ton en pourroit tirer de bons chevaux, bien pluspropres aux guerres qui fe font en Espagne, que ceux d’Allemagne & de Suisse. L’Au-teur qui a sérieusement considéré la perte immense que T Etat fait toutes les années pen-dant-û guerre par l’argent qui fort du Royaume pour la remonte de la Cavalerie, aestimé que T un des plus grands avantages qu’il soit possible de lui procurer, est de mettrechaque pays en état de fournir autant de chevaux, qu’il fe pourra de la qualité qui leurpeut convenir : mars il tient pour certain que Ton a mal à propos confié la direction desHaras à des personnes fans biens & fans autorité, au lieu qu’à Téxemple de l’Efpagne onn’y peut employer de trop grands Seigneurs, si Ton veut que les reglemens soient ob-servez au dessus de lintérêt personnel. II convient d’ailleurs selon lui de leur donnerdes pensions assez considérables pour les dédommager des dépenses où cette occupation lesjetterait inévitablement.

Marine. L’Auteur passe ensuite à la Marine & dit qu’il y a trois départemens de Classesde Matelots dans la Province, Toulouse, Agde & Arles & dans chacun un Com-missaire Se deux Ecrivains. Le premier en comprend 699 ; le 2, 1635 ; Le le 3, 485 -5 e partant le total est 3179. Ces Matelots ont peu de réputation, Le en effet, comme ils.passent leur vie fur des Etangs & fur des Rivières, ils font peu propres à la Mer. Cen’est même que depuis très-peu d’années que Ton s’est avisé de former des Classes àArles & àToulouze, où les Bateliers du Rhofne & de la Garonne ont été bien étonner defe trouver tout d’un coup transformez en Matelots. Le Port de Celtes est à proprementparler le seul havre de la Province : 164 petits bâtimens y font tout le Commerce & dece nombre il y a 68 Tartanes. Les raisons pour lesquelles il ne fe volt point de plusgros Vaisseaux fur cette côte, ont été déja éxpliquées. Tout le reste des Matelots quine font point occupez au Port de Cettes, conduisent les barques d’Agde à Narbonne parles Etangs & les Graux dont il a été parlé.

Za 2Vo L’Auteur finit T Article du Gouvernement Militaire par le détail de la Noblesse, à lablesse. quelle il refuse d’abord la gloire de T Antiquité, si ce n’est par -rapport à quelquesMaisons distinguées, reste de celles qui occupoient le Languedoc au commencementdu XIII. Siécle, lors que la guerre des Albigeois commença. Les Seigneurs de cetems-là fe considéraient comme de véritables Souverains ; ils connoissoient peu Tautoritédes Rois ; & les Comtes de Toulouze n’éxigeoient d’eux qu’une legere déférence : voici