88 HISTOIRE
signes du Zodiaque. On y apperçoit sur-tout le Lion ct le Cancerou le Scorpion ; mais rien ne nous assu e que ce monumentsoit antérieur à rétablissement des Grecs eu Egypte, et celasuffit pour détruire toutes les conséquences qu’on von d roi t endéduire. Je crois que tout homme ayant une médiocre connois-sance dc l'antiquité, reconnoîtra au premier abord un monu-ment Grec, Egyptien, Indien ou Chinois; or le monumenten question nûi assurément quoi que ce soit qui ait l’airEgyptien.
Ces sphères Indienne et Persanne sont moins chargées defigures que l’Egyptienne, et c’est presque en cela seul qu’ellesressemblent à ìa sphère Grecque; voici quelques .constellationsde la première. On y voit d abord un chien qui ne peut êtreni la Canicule ni Procyon , car ces constellations ne se lèventpoint avec les premiers degrés du .Bélier , comme ceHe dontnous parlons ici. Ou voit ensuite un Ethiopien de forme gigan-tesque-, une femme couverte d’un manteau, un homme rouxen posture de se battre, qui* semble être le même que Versée,quoique défiguré par les autres attributs que lui dorment lesIndiens. On trouve encore dans le ciel Indien un Léopard ,une Cicogne, deux Cochons, un grand arbre sur lequel estun chien , etc. Une énumération plus* étendue me paroîtsuperflue.
La sphère Persanne nous présente à la vérité un assez grandnombre de constellations, qui sont les mêmes que dans lasphère Grecque. Telles sont, dans le Zôrliaque, celle de la Vierge,ou plutôt d’une femme tenant des épis à la main, allaitant unenfant ct ayant son mari a côté d’elle. La Balance y est portéepar un homme d’un regard sévère, qui tient des livres deVautre main ; symbole qui n’a plus trait à l’égalité des joursct des nuits, mais à la justice. On y voit aussi des poissons.Hors du Zodiaque, on voit les deux Ourses , la tète de Méduse ,Cassiopéc , le triangle Boréal, un Cheval ailé ou Pégase-, maistoutes ces constellations paroissent empruntées de la Gièce;et.en effet on n’aura pas de peine à se le persuader , si lV>nconsidère qu’après l’expédition àé Alexandre, ce furent desprinces Grecs qui régnèrent dans l’Orient; ainsi l’astronomieGrecque a dû nécessairement introduire bien des choses quilui étoient propres, dans celle des Perses. On ne doit donc pass’étonner d’y trouver des constellations Grecques , et l’on nesaurait en tirer aucune induction favorable au système deM.. Vlâche. D’aiìleurs, s’il falloit combattre sétieusement uneconjecture aussi peu fondée, j observerais qn’on ne trouve dansle godiaque Persan, ni Bélier, ni Gémeaux, ni Cancer, niLion . ni Scorpion. Si les Chaldéens eussent été les auteurs
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