DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liy. II. 91qu’on ne dise que les Egyptiens a voient les mêmes caractèresen lin que les Grecs, je ne vois, dans ce monument, quoi quece soit qui ait l’air Egyptien.
Je serois beaucoup plus tenté de reconnoître un zodiaqueEgyptien dans les douze ligures, que le P. Montsaucon nousa conservées (1), et qui sont en tête de douze colonnes char-gées d’hiéroglyphes. M. Bailly les a fait graver dans la planchejrt de son histoire de l’aslronomie ancienne. Iiien ne ressembleplus à.un de nos almanachs que ces douze colonnes chargéesd’hiéroglyphes, et surmontées de ces ligures ; ainsi elles nepeuvent guère être que les signes qui président à chacun desmois, c’est-à-dire, les douze signes du zodiaque Egyptien. Onne peut même leur contester un air très-Egyptien. Mais icinulle trace de correspondance avec le zodiaque Grec. Ainsi l’onpeut, ce semble , conclure que cette origine prétendue denotre Zodiaque n’est rien moins que prouvée.
Nous passons maintenant au second système , que nous avonsannoncé sur l’origine de noire Zodiaque. En voici l’expositionavec la brièveté qu'exige Timmensitc de la carrière, que nousavons à parcourir.
L’auteur de ce système ( M. Dupuy ) prend pour basel’idée de Macrobe, développée ensuite par 1 VL iVarburton etM. Tluche , comme on l’a dit plus haut. Mais il y lait diversesmodifications et changemens. 11 lui paro't d’abord incontestable,que le premier Zodiaque a dû être une sorte de calendrierpropre à indiquer les diverses circonstances de Tannée rurale.En plaçant d'ailleurs le berceau de notre zodiaque cn Egypte,ìl observe que les motifs de cette dénomination ne peuvent sesoutenir qu’autant qu’on la placera ■ à une époque fort anté-rieure à celle qu’on lui donne communément. En effet, peut-on dire que le Capricorne désigne le retour du soleil vers notrezénith , parce que Tanimal de ce nom cherche toujours les hau-teurs , tandis qu’il y a d ou 4 mille ans qu’il étoit au plus basdu Zodiaque? Désignera- 1 -on Tanimal qui aime le sommet desmontagnes, en le plaçant dans la vallée? La Vierge ne sauroitindiquer pour TEgypte, et pour cette époque , la moisson ; carl’épi de la Vierge se couchoit il y a 3 à, 4 mille ans pour■Memphis , environ 4 5 jours après le solstice d’été, et se levoitenviron i 5 jours avant l’équinoxe d’automne. Or dans ce tempsJEçypte étoit sous les eaux. Le Capricorne qu’on peignoit, moitiéEhevre ou Bouc, et moitié Poisson; le Verseau ligure, danses Zodiaques les plus anciens, par une simple urne ; les Pois-sons, n’ont pu désigner, lors de leur dénomination, que la saison
(1) Anti<juû£ expliquée, supplZn. t. 2.
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