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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. ITttf. I. Ltv. III. u 7

Ainsi Cotta dans Cicéron (1) avoit raison de se inocquerde ce prétendu sacrifice , peu compatible avec les facultés d'un.])liilosophe, et. encore moins avec les dogmes de celui de Samos.Suivant Jj/ogcnc , dont le texte est ici fort corrompu, et pro-bablement nansposé, il ébaucha aussi la doctrine des Isopé-l'imèires , en démontrant que de toutes les figures de même con-tour , parmi les figures planes, c’est le cercle qui est la plusgrande, et parmi les solides, la sphère.

L application que les Pythagoriciens donnèrent à la géomé-trie , fit naître chez eux plusieurs théoiies nouvelles. Telle fut(z) celle de l’iricoinmensurabiíité de certaines lignes, commede la diagonale du quarté comparée au côté. Tuile lut encorela théorie des corps réguliers , qui suppose tant d autres con-noissances en géomét.ie. Cette théorie que nous regardons au-jourd'hui, et avec assez, de justice, comme une brandie inu-tile de la géométrie, fut à l’égard des Pythagoriciens , l’occa-sion et le motif d’une foule de découvertes. A la vérité, leurphysique r.’en fut pas plus patfaite; elle se ressentit cxliême-ment de l'application mal entend, e qu’ils y firent des proj liétésmystérieuses qu ils remanjnoient avec une puérile dfïëclaiiondans les figures'et les nombres. Mais l'importance iju’i-s atta-ché, «, t à ces reclu relies salut à la géon etiie des progiès con-sidérables; et ce succès dc.it nous faire excuser leur ioihleexfiêu.e pour ces clêmères. Combien de phiio.-oj hes durit lestravaux n’ont jamais contribue à reculer d’uu seul pas, lesbornes de nos cunnoissances !

VIII.

L’astronomie avoit un objet trop brillant : elle, occupoit uneplace trop considérable parmi les sciences qui attirèrent Vytha-gort; en Egypte , pour ne pas être cultivée dans l’ecole qu’ilfonda. Aua-i voyons-nous qu’elle y donna une- attention parti-cidièie, et que ses succès répondirent assez bien à ses travaux.En rassemblant et en discutant les dilfërens rapports des auteursqui nous ont transmis ses opinions, on. apperçoit que, oè.-, les^ cmiinirrcenuns, ou v eut des idées justes mii les points fonda-mentaux de l’astronomie. La distribution de lasplièie célesiel’obliquité de l’ecliplique (4), la rondeur de la terre (j), f exis-tence des antipodes (6) , la sphéricité du soleil, et même des

(1) De nnt. tleontm , 1 . t- ( 4 J Plut. Ibitl. et c. ia.

(2) Puth . in / de inxecab. c. 2. (É tn Pyth.

Proc us , in I. Encl. 1 . 2, c- 4, e.l. gr. (o) llid.

(2, bojb. ici. P Ay. Plut. de P lac.

Phil. 1 . 2, c. 23. ,