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Tome premier.
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i33 HISTOIRE ^

qui nous sont parvenus à'eux, aussi bien que par les préceptesde leurs musiciens. II en est de même de notre musique d’église;.un cnant en ut prend ordinairement bientôt un si bémol, signeqn’il a passé en /a-, jamais on n’y voit de fa diè/.e, qui dési-gneroit un passage au mode de sol. A la vérité on voit quelque-fois dans un chant en fa , que le si devient naturel, ce quimontre que la modulation a passé en ut, mode de la quinteen haut. Néanmoins ces passages m’ont paru plus rares; ilsn’étoient pas interdits dans la musique grecque , mais ils étoientde même moins fiéquens.

En second lieu , les terminaisons de chant dans la musiquegrecque et dans celle de nos églises sont fort ressemblantes,et elles diffèrent de Celles de notre musique moderne. Danscelle-ci, on linit en retombant sur la note du tonde l’air , eteu effet toute autre désinence laisse une espèce cl'inquiétudedans i’oreille qui attend à se reposer sur la tonique. Dans laGrecque, ou finissoit fort bien sur la tierce; deux des airs ou-bliés par M. Burette se terminent ainsi , et probablement il yen a voit qui fini.soient à la quinte en haut ou eu bas. On ob-serve la même chose dans notre plain-chânt. On y remarqueun grand nombre de pièces terminees parla tierce ou la quintecl u tord

En troisième lieu, la musique grecque, de même que notrechant d’église, ne.ccmioissoit point celte multitude de notesde différente longueur que rions remarquons clans la musiquemoderne; la tenue de chaque son se conformoit exactementà la prosodie; ainsi il n’y avoit guère que des notes, dont lesplus longues égaloient cri durée deux des pins courtes.

Je suis cepeiKiant loin de penser que la musique anciennefut aussi simple et aussi modeste quenotte plain-chant. L’Eglise,par un esprit de sagesse, a écarté de son chant les- oriiernenstrop recherchés, et plus propres à émouvoir les passions qu’àinspirer le respect dû aux lieux-saints et à l F.tre Suprême qu’ony adore. Mais les musiciens grecs emplovoieut avec art dansleurs compositions tout. ce qui pouvoit en augmenter i’expres-sion ; ils changement, dans une même pièce, de genre , en pas-sant du diatonique au chromatique , à fer! harmonique, peut-être du majeur an mineur, puiáqu’on a vu plus haut que cedernier ne leur fut pas inconnu. Ils faisoient des excursions-plus grandes et plus libres dans les modes analogues, passantà celui de la tierce, ct même, suivant l’oecasion , a un modeentièrement étranger. Ils avoient une mesure très-marquée ,q u ils battoient à-peu- près comme nous, et leur-, concerts étoientdirigés par un batteur de mesure, auquel ils donm ierit le norad.e c/ioragus. Les mouvemens de leurs pièces etoient variés j