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Tome premier.
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1/fo HISTOIRE

point cosonnante ; car elle n’est pas la nôtre qui provient dela résonance du corps sonore , qui sonne en mêtne temps quela quinte, la dix-septième majeure. Or comment enrôlent-ilspu l'aire chanter plusieurs parties ensemble, sans employer destierces? Quand quelqu’un aura fait de la musique à plusieursparties., en n’y employant (pie la quinte et l’octave, ou lesaccords qui en dérivent , on pourra croire que les ancienspossédoient cet art. Si donc on rencontre quelquefois des pas-sages qui semblent indiquer des pariies chaulantes à diversdegrés de gravité ou d’acuité, cela ne doit s’entendre que del’octave , qui est l'intervalleauquel des dessus et des basses Rac-cordent naturellement, et sans y songer, lorsqu’ils sont obligés dechanter ensemble, ce qui n’est qu’une sorte d’unisson. Je n'ignorepas que quelques-uns de ces passages ne soient extrêmementspécieux ; mais Jorsqu’cn les analyse avec attention , l’on voitqu’ils ne peuvent luire une prCuve contre l’opinion que nousavons adoptée.

Les auteurs anciens qui ont écrit sur la musique, et dontnous possédons les ouvrages, sont Aristoxène , Euili.de, Aly-pius , JSicomaque , Arhtìtle Quimi/ieu , Bacchius Senior ,Gaudentius , Ptolémée, Porphyre , AianueL Brienne , et ’.Vhéoitde Smyrne. Les huit premiers ont été recueillis et publiés enGrec et en Latin , par Meibomìus en 1662 (2 vol. in- 4 0 ).Ptolémée a élé donné en Grec et en Latin, par Wal/is , eni 6 fi, in- 4 , Pt se retrouve dans le 3' volume de ses œuvres, quicontient aussi le commentaire de Porphyre, sur une partie del’ouvrage de Ptolémée , et celui de Ahuiuel Brienne , sur sestrois livres, en Grec et en Latin. Thëon de Smyrne a été publiépar Bouilland, en Grec et en Latin, dans l’ouvrage intitulé:Eheonis Smyrnœiìoca Platonis math &c. Quelques-uns de ces ou-vrages avoirnt déjà été publiés à part; mais mon dessein n’é-tant pas d’entrer dans des détails bibliographiques, je ine borneici à indiquer les n ciderres et Jes principales éditions. Onpourroit joindre à ces auteurs le célèbre Boëce (Man/ius Seve-rinus Boctìus ) qui en a parlé dans son traite d’aiitlunétique , in-titulé : De A rithmetica lift n. duo.

Parmi les modernes qui ont traité de la musique ancienne ,on peut citer le Fèvre d’Eaples, {Jacob, paber Stapuìensis )qui en a donné un traité tn quatie livres, imprimé à 1 n ris dés1/196, 1 1 de nouveau en 1012 et r 062 , sous le titre de ib usicalibrìs 4 co ' prehensa. On y trouve rassemblée, dôme manièrefort claire et fort prtcLe, la doctrine des anciens musiciens,sur tout gé< mètres.

An nombie des écriva'ns plus modernes, qui se sont occupésde ìa musique ancienne „ il faut ranger le père du célébré