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occupé clans sa méditation; eût lassé la patience vin soldat,soit qu’il eût eu le malheur de l’éblouir par les licliesses quesembioit renfermer une cassette qu’il ernportoit, il fut tué,- etne survécut pas à sa patrie ( i ). Cela an iva fan S.yz de Rome ,et ?.i2 ans avant l’Ere chrétienne. Marce/lus témoigna, ditValère Maxime { 2), un regret extrême de Ja mort de cegrand homme. Ne pouvant le sauver, sa générosité se tournacíu côté de ceux qui lui appartenoient. II combla de bienfaitsceux qui a voient échappé á la fureur du soldat : il leur renditleurs biens, et le corps de ce grand homme pour lui dresserun tombeau. Archimède avoit désiré que l’on y gravât unesphère inscrite dans un cylindre, en mémoire de sa découvertesur le rapport de ces corps. Cela fut exécuté , et c’est à ce signeque Cicéron étant Questeur en Sicile, retrouva ce monumentau milieu des ronces et des épines qui le déroboient à la vue ( 3 ).
Je n’ai encore fait mention que des ouvrages cl’ Archimède ,qui nous sont parvenus, et qui sont entre les mains de tout lemonde. II en avait écrit un prodigieux nombre, s’il est vrai,comme le dit un historien Arabe , que les E o main s en brûlè-rent quinze charges 1 4) > mais cela n’a aucune vraisemblance,et ne peut être regardé que comme un conte hasardé par cetauteur, qui n’est pas toujours suffisamment éclairé du flambeaude la critique. Nous avons encore dans les bibliothèques richesen manuscrits , différons traités qui portent le nom d 'Archi-mède, et la plupart en langues Orientales. Nous renvoyons àla bibliothèque Grecque de Faùricins , qui cn a rassemblé lestitres avec beaucoup de soin ; mais ils se réduiroient probable-ment à un petit nombre, s’iis étoient examinés avec cl’autresyeux que ceux de nos bibliographes ordinaires.
On a attribué à Archimède un petit traité sur le miroir ar-dent parabolique, traduit de l'Arabe par Gongava , et publiéen 1.54b, à Louvain, sous le titre de Antiqui scriptorìs li-bellas de specuìo comburente concavitatis paraboles. , in - 4". IIfait la troisième partie d’un volume, dont la première est leQuadriparti lu m ( on tetrabiblos ) de Ptolcméc , et la seconde ,un écrit d'un anonyme intitulé : De sectione coni rcctangidiquae parabola dicitur. II est difficile de croire que cet ou-vrage soit d’ Archimède , vû l'embarras qui règne dans ses dé-monstrations. Au reste les traducteurs Arabes étoient fort cou-tumiers de bouleverser et altérer les ouvrages qu’il s traduisoien t :Gongava plaçant celui-ci A la suite du Quadriparti t u m de 7 ta-lc ruée , paroît le lui attribuer de préférence à Archimède. Riais
(1) Plut. in Marcello,
(2) Liv, 8, ex. 7.
(3Ì Tuscul. 1 . y
(4) Abulph. Ilia. Dyn.