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Tome premier.
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33 6 II I S T O I R E

par un point, áoit perpétuellement réfléchi sur un point donne.

Je m'attends que tous ceux qui sont versés en optique et engéométrie, verront aussi-tôt que ia forme de ce miroir doit êtrecelle d’un miroir elliptique concave, dont les foyers soient auxpoints donnés. C’est aussi à quoi aboutit la solution d 'Anthèmiusqui, après avoir montré géométriquement la position de troismiroirs principaux, pour ies temps où le soleil méridien seroitaux points des solstices et de l'équinoxe, dit qu’on pourroitmultiplier ces miroirs pour les positions mitoyennes, et enseignela manière de tracer parmi trait continu la courbe, dans laquellese trou ver oient les points de réflexion de tous ces miroirs mul-tipliés. II y emploie le moyen connu de tracer l’ellipse par lemoyen d’un fil attaché par ses extrémités aux deux foyers.

Anthèmius passe de-là à discuter la possibilité de l’histoired* Archimède brûlant la flotte Romaine avec ses miroirs , et ildit d’abord que ce ne pouvoit être par un miroir concave sphé-rique. Pour première raison, il allègue celle-ci3 savoir, qu ’luimiroir concave sphérique ne brûle qu’autant que sa concavitéest tournée du côté du soleil même , et conséquemment quel’objet à brûler doit être entre le soleil et le miroir directement.Or telle ne pouvoit être la position des vaisseaux de Marcellus :d’ailleurs , ajoute-1 11, leur distance auroit exigé un miroir d’unesphère de grandeur démesurée, ce qu’iljuge presqu’absolumentimpossible. Toutefois , continue Anthèmius , comme l’on nepeut enlever à Archimède la gloire que lui attribuent tous leshistoriens d'avoir brûlé los vaisseaux Romains par le moyen dusoleil, il faut reconnoître que la chose est possible j c’est pour-quoi, après y avoir profondément réfléchi, nous allons déve-lopper le moyen que la théorie nous a fait découvrir pour ceteffet, après quelques préliminaires nécessaires. Cet exposé esten effet suivi d’une proposition lemmatique , dans laquelle ilfait voir comment, étant donnés le point rayonnant et celuioù doit être projette le rayon ainsi que le lieu du miroir , ilfaut incliner le miroir pour remplir cet objet, ce qui n’a aucunedifficulté : enfin il propose son idée.

II observe d’abord qu'un miroir ardent ne brûle que par laréunion de plusieurs rayons solaires dans un même lieu > s’ilfalloit donc porter l’incendie dans un lieu , on y parviendroiten y réunissant la chaleur de plusieurs miroirs plans, qu’unnombre d’hommes tien d roi t, suivant la position convenable,pour y renvoyer le rayon solaire.

Mais, pour éviter cet embarras, car , dit-il, nous avons trouvéqu’il nc falloit pas moins de vingt-quatre pareilles réflexionspour mettre le feu , on pourra s’y prendre ainsi :

Ayez un miroir plan hexagone, etd’autres semblables attaché;

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