DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Ltv. I. 36 7ces deux phénomènes , une hypothèse , dans laquelle il faisoitmouvoir le centre de l’orbite du soleil sur un petit cercle, cequi lui permettoit de s’approcher ou de s’éloigner de la terrejusqu’à de certaines bornes. Cette hypothèse a été imitée dansd’autres circonstances, comme dans la théorie de la lune , oùcette variation d excentricité est réelle et sensible. Arsachel adoptaaussi les visions de Thébit sur la rétrogradation des fixes , etil se contenta de lui donner une carrière un peu plus grande,etr faisant ce mouvement d’oscillation de ro°. La durée de larétrogradation des étoiles étoit , suivant lui, de y5o ans, aprèsquoi elles s’avançoient autant de temps, suivant Tordre dessignes (i). II observa l'obliquité de l’écliptique de 2,3° •
íbníleitem , ísynen , travailla , à ce qu’il paroît, beancoupsurTas trou omie ; car on avoit de lui un recueil-de toutes les obser-vations astronomiques ; c’étoit une entreprise utile. 11 écrivitaussi sur la mesure du soleil , de la terre et de la lune ; surla manière de déterminer la hauteur d.u pôle ; sur le mouve-ment de l'épicycle de la lune. Tous ces ouvrages existent, sousdes titres plus ou moins défigurés , dans les bibliothèques demanuscrits orientaux. . .
Alhaseii ( 2 ) mérite ici une mention spéciale, à cause de sontraité des Crépuscules , qui contient une doctrine assez juste. Cetouvrage est sur-tout-remarquable , parce qu’on y trouve une con-uoissance bien distincte des réfractions astronomiques. Le ma-thématicien Arabe les fait dépendre, non des vapeurs accu-mulées dans le voisinage de Thorison , inais de la différentetransparence qui se trouve dans l’air qui environne la terre, etdans Téther ou l’air subtil, qui est au delà. II enseigne mèmede quelle manière on peut s'assurer , par Tobservation , de cettedifférence du lien apparent de ]'astre , avec celui où on devioitle voir. 11 ne s’explique pas moins clairement dans le septièmelivre de son Optique , et il y examine avec soin Teífet de larétraction. Bien éloigné de penser que c’est là qu’on doit cher-cher la raison de la grandeur extraordinaire du soleil et de lalune à Thorison , il montre que la manière dont se fait cetteréfraction, tend au contraire à diminuer la distance apparente
(i) Bouillaud , Astron. Pìùlol. p.ax 9 .
. (a) On ne sait point dans quel tempsvtvoit ce mathématicien. Nous pou-v ons seulement assurer qu’il est difté-'^ lu / '; 1e ye'ui de ce nom, qui traduisitA>íf/n^e-. so , us A Imam on ; car le tra-ucteui se noaimoit élhaz.n Ben-
Joseph , et l’opticien dont nous parionsprend le titre d 'Jlhazen ben-Alhazen.Le traité des crépuscules de cet auteur,a été donné en latin dans le Thésaurus■opticce de liisner , en 1572. 11 a étéau si publié--avec l’ouvrage de Noniussur les crépuscules.