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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lrv. IV. 44 9

jusqu'à Varrivée des Européens à la Chine. VI. Entreedes Missionnaires Jésuites à la Chine. Ils se font bientôtjour par leurs connaissances Astronomiques , et ils sontétablis P rés í de n s du Tribunal des Mathématiques. Traversesdifférentes qu’ils ont à essuyer. Obligations que leur aVAstronomie Européenne et la Géographie. VII. De laMusique Chinoise. VIII. Notice de livres AstronomiquesChinois , oufaits à la Chine par les Missionnaires Européens.

I.

Si l’on ne jugeoit de letat des mathématiques chez les Chi-nois , que par la longue suite de siècles depuis lesquels ils sevantent d’en être en possession , et par 1’importance qu’ilsdonnent à une de leurs principales parties, savoir l’astronomie,il í'audroit les regarder comme les plus habiles mathématiciensde l’Univers. Mais l’idée qu’ou en concevroit de cette manière,ne seroit rien moins que conforme à la réalité. Lorsque d’ha-biles gens ont cherché à approfondir à quoi se réduisoit leursavoir dans ce genre, et à quel point une application continuéependant tant de siècles les avoit conduits, on a reconnu qu’ilsétoient bien inférieurs aux Européens, ou , pour mieux dire,qu’il n’y avoit aucune comparaison à faire d’eux à ces der-niers j que le feu du génie s’étoit rarement montré chez eux,et que leur principal mérite consistoit en quelques inventionsdans lesquelles ils avoient prévenu les autres peuples, maisqu’ils n’avoient jamais portées à la perfection dont elles étoientsusceptibles.

De savans Européens établis u. la Chine pour la propagation,de ^Evangile, ont recherché quelles étoient • les causes quiavoient ainsi retardé le progrès (les sciences chez cette nationet ils ont pensé que c’étoit le peu d’encouragement qu’on ya toujours eu pour les cultiver. Le seul moyen qu’aient lesChinois pour s’avancer , est l’étude des lois et de la morale.(Test par-lù qu’on devient Mandarin de lettres , qu’on acquiertdes distinctions honorables, en attendant des emplois lucratifs.Au contraire la carrière des mathématiques est des plus bor-née. Quoique l’astronomie soit cultivée par les lois de l’Em-pire, qu’il y ait même un tribunal, ou une sorte d’académiepour en conserver le dépôt, il n’y a qu’un petit nombre deplaces y remplir , et de médiocres avantages à en espérer.C’est ce qui écart* de l’étude de ces sciences, ceux qui seroientdoués d'un esprit propre à les perfectionner, et qui seroientportés a s’y adonner.

Tome I. L 11