48i histoire
écrivirent sur les Mathématiques depuis le sixième sièclejusqu’au neuvième. III. Obscurité profonde des neuvièmeet dixième siècles. Gerbert va puiser , vers le milieudu dixième , chez les Maures , quelque connoissance desSciences , et il en rapporte notre Arithmétique , dont ilexpose Les principes. l)e quelques autres Mathématiciensde ce temps, comme Adelbold, Herman Contractus, Athe-lard, etc. IV. Les Sciences , et en particulier les Mathé-matiques , commencent à faire des progrès parmi Les Occi-dentaux dans le treizième siècle. Des principaux Mathé-maticiens de cette époque. V. Des progrès de l’Astrono-mie , et sur-tout de ce qu’elle dut au roi Alphonse. VI.De Roger Bacon. Examen des inventions qu’on lui attribue.VII. Décou verte des verres lenticulaires ou Lunettes simples.Leur antiquité prétendue examinée. VIII. Invention de laBoussole dans te quatorzième siècle. IX. Des Mathémati-ciens principaux qui. vécurent vers cette époque. X. Originede quelques arts qui prirent naissance dans cette périodede temps.
I.
jurs sciences ne firent jamais chez les Romains des progrèsproportionnés à ceux qu’on leur vit faire dans la Grèce. Cesconquérans del’Univers, uniquement occupés du soin d’étendreleur domination , ne s’avisèrent que fort tard d’aspirerà lagloire d’être savans et éclairés. II y eut même à diverses re-prises des décrets du sénat pour chasser de Rome les philo-sophes et les rhéteurs, qui apporloient dans cette capitale lessciences de la Grèce. Si ces ordonnances ne parvinrent pas hdétruire dans l’esprit des Romains le goût des lettres et del’éloquence, elles influèrent dn moins tellement sur la philo-sophie et les mathématiques, moins attrayantes par elles-mêrries ,qu’on ne compte parmi eux q u'un fort petit nombre d’hommesqui ayent eu des connoissances plus qu’ordinaires dans cegenre. Les mathématiques sur-tout furent extrêmement négli-gées à Rome , et la géométrie , à peine connue , ne s’y élevaguère au-dessus de l’art de mesurer les terres, et d en lixer leslimites. In summo honore , dit Cicéron, apud Grœcos geome-tria fuit ; itaque nihil mathematicis illustrius : at nos ra-tiocinandi metiendique utilitate hujus artis terrninavimusmodurn ( i ).
Les premiers temps de la république sont marqués par des
(i) Tu seul. I. x.