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Tome premier.
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488
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488 HISTOIRE

clans les quatre derniers livres. La première édition qu'il endonna, parut en 1579, et fut suivie d’une autre cn 1590, etd’une troisième en 16005 elle reparut eidin à Strasbourg eni 655 , avec des notes nouvelles de Iteinesius , de Hoiullatid ,et de l’éditeur même J. H. Boeder. II y en a une ud usumDelphini ì publiée en 1679 (1), qui n’a pas paru répondre entière-ment à l'objet qu’on eut en la donnant 5 enfin Tannée 1709 vitparoître celle du fameux Bentley, qui est, je crois, la plusestimée aujourd’hui. Mais 011 íne permettra de passer sur lesspires, mon objet n’étant pas d’entrer ici dans de profonds dé-tails de bibliographie. Je ne puis cependant passer sous silencela traduction françoise de ce poème donnée par M. fin gré ,membre de Tacadéinie des sciences, laquelle parut en 1784*Elle fait honneur à la plume, à la saine critique, et au savoirastronomique de cet académicien.

Je demande pardon à mon lecteur de celte aride digres-sion , et je reviens à mon sujet principal , remontant un peuen arrière pour ne pas omettre quelques Romains qui, s’ilsne furent pas des mathématiciens, eurent des connoissancesen mathématiques.

Le célèbre Varron étoit de ce nombre. On sait qu’il passapour le plus savant des Romains. II avoit écrit sur Tarithmé-tique , la géométrie, l’astrologie , l’astrologie, la musique et lanavigation. Son livre de Arit/:7neticaeK\ò\o\x.sers la fin c}useizièmesiècle. Car il est cité par Vertraniu3 Martins, auteur d’unevie de Varron, comme Fayant eu entre les mains, et commefaisant partie de la bibliothèque dit cardinal Bidolfi. II est fâcheuxqu’aucuu amateur de Tantiquité ne Tait publié. Frontìn cite lelivre sur la géométrie, ainsi que Priscianus, sous le titre deMensuralla. Cassiodore enfin parle du livre de Varron deAstrologie ( seu Astronomia ) , et rapporte d’après le livre deAhisica , le sentiment de ce savant Romain, sur Teliicacitédes tons. Je soupçonne cependant que ce savant parloiï de cessciences , plus en orateur et en grammairien , qu’en vrai ma-thématicien. _ .

Les mathématiques ne furent point inconnues à Cicéron ,quoiqu’il ne les ait pas cultivées. On trouve dans ses écrits diverstraits de son estime pour les mathématiques 5 et la manière justedont il parle quelquefois de la méthode qu’on y suit, feroitcroire qu’il y avoit donné quelque application. Dans sa jeu-

(,) Marci Manilii astronomicon. In- Accessenuit viri illustrís Danielisterpretatine tw natis etjiguris il/us- fíuetii animadversiones in mtinilium.travit Michael Fagius jussu Christ, et Scaligerl notas. Paris, 1Ó79 , in 4 0 .Régis in usum Sereniss. Delphini.

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