Band 
Tome premier.
Seite
555
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. II. 555

découvertes. Si donc je me suis trompé , c’est que le livre duP. Xiinenez , publié en Italie en 17 5 y , ne m’étoit encoreconnu que par le titre ; et je pouvois difficilement le mieuxconnoître, mon ouvrage, quoique daté de 1768, ayant vu lejour dans les derniers mois de 1 y 5 y. L’espèce d'a mer tu me dela critique de M. Tiraboschi ou de M. Landi, étoit donc horsde propos.

V I I.

Nous ne devons pas omettre de remarquer ici que la finde ce siècle commença à procurer à l’Europe plusieurs desouvrages des mathématiciens Grecs. De ce nombre furent lesÉlémens d’Euclide , dont 1 'editio princeps parut en 1482 , àVenise, in-fbl. , par les soins d ' Erhard líatdolt , un des pre-miers imprimeurs de ce siècle. Elle porte pour titre, suivantla mode du siècle, où l’on n’avoit pas encore nos frontispices :P raeclarissimus Liber Elementorum Euclidis perspicacissimiiti artem geometrìae incipit quàm felicissimè ; et à la fin onlit : Opus Elementorum Euclidis Megarensis in geometriamartem j in id quoque Campaniperspicacissimi commentationes.Erhardus Ratdoít , Augustensis impressor solertissimus , Ve-netiis impressit , anno salutis MCCCCLXXXíí, oc t. cal. juniì.Lector vale. Au verso de la première page est l’épître dédica-toire au doge, alors régnant, dans laquelle Ratdolt dit quela cause pour laquelle on n’avoit point encore imprimé degéomètre Grec, étoit l’embarras que causent ]fs figures, sanslesquelles ces ouvrages sont inintelligibles ; niais quffi avoitheureusement trouvé ie moyen de surmonter cette difficulté. Cesfigures sont effectivement imprimées à la marge du livre , etselon les apparences, au moyen de bandes de bois, sur les-quelles on les avoit gravées en relief, comme cela se pra-tique dans la gravure en bois. On a depuis trouvé le moyenfort simple de les imprimer dans le texte même , en les dé-tachant sur de petits carrés à part, et les insérant dans lesformes. II y eut une réimpression de cet Euclide en 1486 àUlm , que je crois plus rare que la première ; car je n aijamais rencontré cette seconde, tandis que„la première estdans plusieurs bibliothèques de Paris et ailleurs. Enfin le mêmesiècle en vit paroître encore une autre en 1491 , in-f'ol. sousce titre : Euclidis elemenfa ìatinè , cum commentariis Cam-pani , per Eeonhardum de Basilea et Guillelmum de Papia ,socios. Vicentiœ , in-fol.

^ On doit aussi à George Val la, qui vivoit vers la fin de cestecle, des efforts utiles pour faire connoître des ouvrage*

Aaaa 2