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les sinus , tangefttes et sécantes pour tous les arcs croissansde minute en minute jusqu’au quart de cercle, et de dix endix secondes pour les premier et dernier degré. Rheticus pré-venu par la mort, ne publia pas son ouvrage : nous le devonsà un de ses disciples nommé Valentin Othon, qui l’acheva ,et le donna en i 5 íj 4 , sous le titre de Opus Palatinum detrìangulis , ( Heidelbergœ i5y^ , in-f. ) à la dépense duquel con-tribuèrent l’empereur et divers autres princes d’Allernagne.Mais il faut observer que les sinus etc. n’y sont donnés qu’en onzechiffres , et d’ailleurs il s’y est glissé beaucoup de fautes. Cemotif engagea, en 1610, Barthélemi Pitiscus , non-seulementà en donner une nouvelle édition, mais à en porter les sinus,tangentes et sécantes à 16 chiffres. S’étant (donc procuré , nonsans peine le manuscrit primitif de Rheticus , il le revit; il eut lecourage de calculer de nouveau jusqu’au septième degré lessinus et tangentes, pour un rayon de 26 chiffres. Enfin il pu-blia ce travail en 1613, sous le titre de Thésaurus Mathematicussive canon sìnuum ad radium ?, 00000 , 00000 , ~ooooo tet ad dena quœque scrupula secunda quadrantis, unà cunisinibus primi et postremi gradds , ad eundem radium et adsingula scrupula secunda quadrantis , etc. Francof. in-f. i6i3.C’est en effet un vrai trésor et un des monumens les plus re-marquables de la patience humaine, disons mieux , d’un dévoue-ment d’autant plus méritoire à futilité des sciences , qu’il n’estpoint accompagné de beaucoup de gloire. Car on y trouvei°. les sinus exprimés en 16 chiffres, pour toutes les minutes,et de dix en dix secondes du quart de cercle ; 2 0 . les mô-mes sinus en 26 chiffres pour toutes les secondes du premieret du dernier degré du quart de cercle; avec les premières, se-condes, et môme, quand il l’a fallu, les troisièmes différencesde chaque sinus avec le précédent et le suivant. Le titre an-nonce même le commencement de la table des sinus pour unrayon de 16 chiffres, et les sinus des dixième, trentième etcinquantième secondes des 35 premières minutes calculées à23 chiffres ; mais M. de la Lande nous apprend dans le Jour-nal des savans de 1771 , où il a donné une histoire fort détail-lée et fort curieuse de cette production typographique , queces deux dernières parties manquent dans tous les exemplairesqu’il a vus ; ce qui vient probablement de ce que Pitiscus étantmort en i6i3, le libraire chercha à abréger son ouvrage.Mais dans ce cas il eût dû réformer le titre, qui est d’ailleursordinairement la dernière feuille qu’on imprime. Quoi qu’il ensoit, cet ouvrage est d’une utilité infinie pour vérifier les tablesordinaires. Il est à propos de remarquer que c’est à Rheticusqu’on doit l’introduction des sécantes dans la trigonométrie.