DES MATHÉMATIQUES.,Part. III. Liv. IV. 643
Ut vlduum longo luctu déflore t amorem.
Quid? cùm prima levas ineuni certamina Porsae j ■ '•
Medorum et paribus stat contra exercitus armisy iS lante polo , fugiente solo, dum missile fcçrmìi "AU- ‘
Acre sitspensnm vacuo rotat , altéra te lis ■ "">!!. '!:)• •
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Vulrtera perferret \ tela et vertigine terrd-eHostibus ablatis domini vestigia propterIrrita 'cónciderent. ....... r
Si quelqu’un trop peu versé dans la cohnois^ance d u mou-vement, étoit ébranlé par ces objections, il sèroit aisé de lerassurer par des observations fort ‘simples, 'il suffit d’avoir .étéune fois dans sa vie sur un vaisseau cinglant à pleines voiles ,ou dans un bateau, portq par le courant, d’un fleuve rapide.On y observe que tous les inouvemens particuliers s’y exécutentde même que si le corps total du bâtiment étoit en repos. Uncoup de pistolet tiré de la pouppe à la proue, ne fait pasmoins d’impression que de la proue à la"pot1ppe, et en le ti-rant transversalement, òri he frappe pas moins le blanc quesi le vaisseau étoit sans mouvement. Uri corps jetté perpendi-culairement , retombe sur la main de celui qui l’a jetté, et lecorps qu’on laisse tomber , quelque léger qu il soit ^semble tom-ber perpendiculairement. L’oiseau qu’on laisse en liberté dansune chambre, et voltigeant d’un endroit à l’autre , n’est pointtrompé par le mouvement du vaisseau qui avance pendant qu ilest en l’air. Tout s’y passe enfin comme si l’on étoit dans unparfait repos. Outre ces expériences familières à tous ceUx quiont navigué sur mer ou sur les rivières, Gassendi en fit uneà Marseille pour convaincre les adversaires de Copernic , dela foibiesse de leur objection tirée de la chute des corps pesans.Quelques-uns d’entr’eux avoient eu la témérité d’assurer qu’uncorps qu’on laissoit tomber du haut d’un mât, dans un vaisseaucinglant à pleines voiles, ne tomberoit pas au pied, et de làils tiroient une forte induction contre le mouvement de laterre. Car, disoient-ils , il en sera de même d’un Corps qu’onlaissera tomber du haut d’une tour, et si le corps de la terreétoit en mouvement , ce corps ne tomberoit point au pied dela tour , ce qui est contre l’observation. Tycho , de bonne foisans doute , ou trompé par une expérience mal faite, avoitassuré à Rothman , que la chose étoit ainsi, et ce fut une desprincipales raisons par lesquelles il le débaucha du parti deCopernic. Néanmoins Galilée dans son Systema Cosmicum »avoit hardiment nié la prétendue expérience, et avoit établi,
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