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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. IV. dtfterre. Cette force est la pesanteur qui les porte au centre d uglobe terrestre. Tout mouvement circulaire ne suffira pas pourla s,"monter : il ne fera qu en diminuer l’action, d.’autant plusgu'il sera plus rapide. Les philosophes modernes , par des expé-riences réitérées , et une connoissance plus approfondie du mou-vement , ont appris que les corps pèsent moins sous 1 équa-teur , d’environ une 2.89 e ., c J u ’ils ne feroient si la terre étoit enrepos. On démontre aujourd’hui par la théorie des forces cen-trales , qu’afìn que les parties de la terre sous 1 équateur, fus-sent sur le point de se dissiper par l’effet de la force centri-fuge et du tourbillonnement, il faudruit que sa révolution fûtdix-sept fois plus rapide qu’elle n’est, c’est à dire, que le journe durât qu’une heure et \ Le mouvement qu’elle a est parconséquent de beaucoup trop lent pour nous inspirer aucuneallarme.

Nous examinerons ailleurs quelques autres objections plusspécieuses contre le système de la terre mobile. Obligés denous resserrer ici , nous passons à développer quelques-uns desavantages nombreux du côté de Tordre et de la simplicité , quiont déterminé tous les astronomes modernes en faveur de l’ar-rangeinent de l’univers, proposé par Copernic.

Nous remarquerons d’abord qu’on ne doit pas s’attendre enphysique et en astronomie à des preuves de la même nature ,que celles que les géomètres donnent des vérités géométriques.Si Ton en exigeoit de semblables , ce seroit encore une ques-tion problématique , si la lune tourne autour de la terre ,quelle est la cause de ses phases , etc. ? Car si quelque phy-sicien imaginoit, par exemple , de dire que les phases de lalune sont Tes set d’un feu qui parcourt successivement sa sur-face, ou qu’elle a un hémisphère lumineux de lui-même qu’ellenous présente tantôt directement, tantôt obliquement, on s’enjnoqueroit sans doute ; mais qui que ce soit ne pourroit dé-montrer le contraire, comme on démontre que les trois an-gles d’un triangle ne sont pas plus grands que deux angles droits.Les démonstrations en physique et en astronomie sont d’unautre genre. Urie hypothèse physico- astronomique est censéerevêtue de preuves qui doivent entraîner tous les esprits, lors-qu en même temps qu’elle satisfait sans contrainte aux phéno-mènes , on y trouve cette simplicité qui charme ceux qui con-noissent les procédés de la nature ; lorsqu’elle ne renfermeHen qui ne soit conforme aux vérités physiques qui sont déjàreconnues et prouvées ; lorsqn’à mesure qu’on découvre denouveaux phénomènes , ils en reçoivent une explication facile $'fl^.hu’enfin Thypothèse contraire est exposée à une foule dedifficultés qui ne sont susceptibles que d’une explication forcée.