<6 7 4 HISTOIRE
Hagecius , de Muîiosius astronome Espagnol, de Paul Fabrx-cius , de Fraitorius, de Reìsacher , et de divers autres. Tousces astronomes, sur des raisons semblables à celles de Mœstlinet de Tycho , lui donnèrent place ou parmi les fixes, ou toutau moins dans les régions les plus éloignées de la sphère pla-nétaire. Les autres qui lui ont donné quelque parallaxe , sonten petit nombre ou de peu de considération, si nous en excep-tons le Landgrave de Hesse. Ce prince et ses observateurs luien assignoient une , qui n’excédoit cependant pas trois minutes, sMais Tycho discutant leurs observations, fait voir qu’il enrésultoit une parallaxe absolument nulle. Digges , astronomeAnglois, la réputoit d’environ 2'. Elias Camerarius, qui lafit cí’abord de 10 à 12' , ne la trouva ensuite que de 4, de 2,et enfin absolument nulle. Ceux qui voudront voir une his-toire plus circonstanciée de ce phénomène et des écrits qu iloccasionna , doivent consulter le livre que Tycho en a écrit,et que nous avons cité plusieurs fois.
I X.
L'année 1682 est remarquable dans I’histoire et dans 1 *chronologie , par un ouvrage auquel l’astronomie présida.C’est la réformation du calendrier ; réformation déja désiréedepuis long-temps, et que diverses circonstances a voient faitéchouer jusqu'alors. 11 entre tout-à-fait dans notre plan derendre compte de cette importante opération ; mais pour lefaire avec clarté, il est nécessaire de reprendre les choses deplus haut, et d’exposer la constitution du calendrier chrétien ,telle que les PP. du concile de Nicée l’avoient ordonnée.
La forme du calendrier dont nous usons, renferme, commecelle des Grecs,.Tannée lunaire et la solaire, une partie des-fêtes que nous célébrons étant attachée au cours du soleil, et1 autre à celui de la lune. C’est ee qui fait la distinction des-fêtes immobiles qui ont un jour fixe dans l’année, et des mo-biles qui se célèbrent tantôt un jour, tantôt un autre.
De toutes ces fêtes, la principale et celle qui règle toutes,les mobiles, est celle de Pâques, qui a été instituée à limi-tation de celle des Juifs, quoiqu’en mémoire d'un événementdifférent. Celle des Juifs se célébroit le 14 du premier mois,qu’ils noinmoient Nisan, et ce premier mois étoit celui dontle 14 de la lune tomboit le jour de l’équinoxe du printemps,ou le suivoit de plus près. L’église a retenu cet usage quantà la détermination du premier mois dans lequel se doit célé-brer la Pâque , mais à l’égard du jour, elle a voulu qu’on ne