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Tome premier.
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7 oi HISTOIRE

tombant sur une goutte (le pluie, la pénétroit, et en sortoitaprès une double réfraction , et que rencontrant ensuite uneautre goutte, il en étoit réfléchi sous la couleur qu 11 avoitacquise, aux yeux du spectateur.

Mais personne , avant le physicien , dont nous parleronstout à lheure , n'approcha davantage du dénouement du pro-blème, que le célèbre Kepler ( 1 ). Dans une lettre quil écriten 1606 à Harriot, et il le consulte sur diverses questionsoptiques , on le voit lui proposer sa manière d envisager leproblème. II concevoit que le rayon solaire, tangent à la gouttede pluie, la pénétroit en se réfractant, se réíléchissoit en partiecontre le fond, et de-làen sortoit en éprouvant une seconde réfrac-tion , pour arriver à lœil du spectateur. Cest bien presque lechemin du rayon solaire. Mais ce nest pas le rayon tangent à lagoutte deau, qui peut parvenir àlœi^du spectateur. Car sicétoitce rayon, le calcul montre que larc-en-ciel auroit un diamètrebeaucoup moindre, savoir de i 4 ° 24/ seulement. Cest avec regretquon voit Harriot, sexcusant sur ses occupations et ses mala-dies, se borner à dire à Kepler quil lui dévoilera quelque jour,ces mystères. On voit bien clairement quil saccorde avec luisur la nécessité dune réflection précédée et suivie (Dune réfrac-tion ; mais il ne dit rien , qui puisse faire démêler jusquil avoit pénétré ce secret de la nature.

Enfin Marc - Antoine de Dominis eut une idée qui préparale dénouement du problème. Soit hasard, soit expérience mé-ditée , il remarqua quen tenant à une certaine hauteur au-dessusde lœil et à lopposite du soleil, une boule de verre pleinedean, òn eh voit jaillir de la partie inférieure un trait delumière diversement coloré, suivant que lon hausse ou baissela boule un peu plus ou un peu moins. Cela le conduisit àreconnoître quil y avoit un rayon solaire qui pénétroit la partiesupérieure de la boule, à légard de la ligne tirée du soleil parle centre, qui alloit frapper le fond de la boule, et sy réflé-chissant , sortoit par la partie inférieure, pour porter à lœill'impression des couleurs quon remarque dans liris ; à 1 égardde ces différentes couleurs, il les expliquoit ainsi. Les rayonsrouges étoient, selon lui, ceux qui en sortant étoient les plusvoisins de la partie postérieure de la goutte , parce que cétoìentceux qui traversoient le moins deau, et qui conservoient leplus de force; car on a été persuadé de tout temps, et nonsans quelque raison , que la lumière qui avoit le plus de viva-cité , produisoit le rouge. Les rayons verts et bleus, au con-

( 1 ) Keppleri aliorumque Epis toi» m H t U» , 1714 , in-fol. Epist. 2 rzet seq.