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Tome premier.
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SUPPLEMENT

AU QUATRIÈME LIVRE,

Contenant l*Histoire de la Gnomonique

ANCIENNE ET MODERNE.

J E me trouve en état de remplir plutôt que je n’aurois pensé,une partie au moins de la promesse que j'ai laite au Lecteurà la fìri de l avant dernier Livre. Je vais en conséquence tracerici un tableau beaucoup plus étendu et plus complet de l’histoirede la Gnomonique , depuis l’époque de sa naissance jusqu’aumoment actuel.

Avant de présenter le peu que l’on sait de la Gnomoniquedes anciens , il est nécessaire d’entrer dans quelques détailssur la manière de mesurer le temps parmi les peuples les pluscélèbres de l’antiquité.

On ne doit pas chercher chez les premiers hommes desdivisions de la journée , semblables à celles qu’ont adopté lesnations civilisées de l’Europe. II s’est certainement écouléune longue suite de siècles , pendant lesquels on ne reroar-quoit dans la journée que le lever et le coucher du soleil j.on jugeoit , comme les gens de nos campagnes, par conjec-ture et par une inspection vague de la hauteur du soleil ,combien le jour étoit avancé , et combien il en restoit pour lefinir. Le milieu du jour étoit estimé par la plus grande hauteurdu soleil ou la plus grande chaleur.

Ainsi le lever et le coucher du soleil durent, chez toutesles nations, commencer par être les termes d’où elles partirentpour compter la durée du jour. Les Babyloniens le comraen-«çoient au lever du soleil ; et I’intervalle d’un lever à l’autreformoît une journée. Les Athéniens préférèrent de la com-mencer au coucher, et de la compter d’un coucher à FautrevC’étoît ce qu’ils appelloient le Nichté/neron. L’intervalle du cou-cher au lever étoit la nuit naturelle ; et celui d’un lever aucoucher suivant , faisoit le jour naturel , Emera. II est pro-bable que les Egyptiens commencèrent de même à compter lesjours ; mais l’astronomie , qu’ils cultivèrent long-temps avantles Grecs , leur íit apparemment reconnoître les inconvéniens

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