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Tome second.
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2o HISTOIRE

beaucoup d’autres choses curieuses et assez, rares pour le temps ;comme un petit traité d’Algèbre, un autre dn jaugeage etc.Je dois cette remarque à M. Scheibei , qui donne au long letitre de ce livre , dans la douzième partie de son Introduc-tion ( Allemande ) à la connoissance des livres de mathé-matiques , p. 5 i 3 .

Nous avons assez discuté , dans l'article précédent, la partqu’a Juste Byrge à cette découverte ; et nous avons montréque quoiqu’il ait eu une idée fort analogue , qu’il l ait mêmepubliée , il n’en sauroit rien résulter de défavorable à Neper ,puisque l’impression même du traité du géomètre Ecossois estde six ans antérieure à celle du livre de Byrge. A l’égard deLongomontanus , à qui on a voulu aussi attribuer quelque partà l’honneur de cette invention, c’estsans le moindre fondement.Si cet astronome avoit jamais, eu quelque prétention à cetégard, comme il ne mourut qu’en 1647, il auroit sûrementréclamé ses droits; et ne l’ayant jamais fait , on doiten con-clure qu’il n’en eut jamais aucun.

Revenons à Nepef. 11 publia sa découverte dans un livreintitulé : Logarithmorum canonis descriptio , seu arithmetica-rum supputatioman mirabilis abbreviatio etc ., qui vit le jourpour la première fois à. Edimbourg, en 1614 (1). Comme sonprincipal objet étoit de faciliter les calculs trigonornétriques ,ses logarithmes n’y étoient appliqués qu’aux sinus; il y don-noit en effet les logarithmes de tous les sinus des degrés etminutes du quart de cercle. Mais cette table avoit quelques sin-gularités , en quoi elle différoit de nos tables modernes ; carNeper remarquant que le plus souvent le sinus total étoit lepremier terme-des proportions auxquelles se réduisent les réso-lutions des triangles, pour éviter en ce cas une opération , ilavoit. fait le logarithme du sinus total égal à zéro, et seslogarithmes croissoient tandis que ses sinus diminuoient. Ensecond lieu, les logarithmes des nombres naturels que lui don-noit son principe , diffcroient de ceux de nos tables ordinaires,en ce que dans celles - ci le logarithme de 10 est 1 , ou 1.0000000,au lieu que ce logarithme étoit chez Neper le nombre 2 .doadbéo.Nous remarquerons encore que sa table, en donnant les loga-rithmes des tangentes sous le nom de différentielles , les faisoitpositifs, c est-à-dire , quand ils appartenoient à des tangentesd’arcs moindres de 45°. , et ils étoient négatifs lorsqu’ils ap-partenoient. à des arcs plus grands; ce qui étoit une suite desa supposition sur les logarithmes des sinus , qui étoient po-sitifs , tandis que ces sinus étoient moindres que le sinus total.

(1) Iterum , Lugduni, 1610 , in-4 0 .