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Tome second.
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óo HISTOIRE

contre lequel ìl se porta toujours pour ennemi ; et ttôUS nepouvons nous le dissimuler, il montra clans la plupart de cesdémêlés , beaucoup plus de passion que de savoir et d’amourpour la vérité.

On a de M. de Roberval plusieurs écrits, mais aucun n’asubi l'impression pendant sa vie, si ce n’est un, qui est assezingénieux sur la Statique, donné par Mersenne, dans sonHarmonie universelle , et dans un fatras du même Mersenneintitulé : Cogitata Physico-Mathematica, publié en 1644*M. l’abbé Galois, son ami, a publié les autres en 1693, dansle recueil de divers ouvrages de mathématique et de Phy-sique , par MM. de l’Académie des Sciences, qu’il fit paroîtreen 1693. On les a donnés de nouveau dans le sixième volumedes Mémoires de P Académie des Sciences , avant le renou-vellement. On y trouve d’abord son traité des Mouvemenscomposés , dont on a déjà vu le précis; un autre intitulé :De Recognitione et Constructione equationum , ouvrage faitd’après les idées de Descartes et Fermât, et qu’il étoit fortinutile de mettre au jour, d’autant qu’on y suit même la nota-tion et le langage de Viète; celui des indivisibles , ou decette méthode analogue à celle de Cavalleri , dont il pré-tendent être l’inventeur , et qu’il applique à quelques questionschoisies. Nous en extrairons ici quelques-unes, par exemple,celle de la dimension de Paire d’une courbe formée par leprolongement des cordes d’un cercle , partant d’un point donnéde la circonférence. Cette courbe fut nommée le Limaçon , etest une espèce de concho'íde , dont la base est un cercle, etle pôle dans la circonférence. Roberval trouve que Paire decette courbe ADPE a B {Jìg- 19 bis), est égale au cercle-base, plus le demi-cercle décrit sur la règle ou prolongement B A.Cette courlve qui, prise en son entier , forme en se repliantune ovale intérieure au cercle à quelques propriétés qu\ occu-pèrent Roberval et même Pascal. M. de la Hire a depuisobservé (Mérn. de l’Acad., 1708) que si la règle B A égalele diamètre du cercle-base, ce qui fait évanouir l’ovale inté-rieure , alors elle est absolument rectifìable, et égale à quatrefois le diamètre du cercle-base.

Telle est encore la quadrature absolue d’un espace cylindrique,retranché d’un trait de compas de dessus la surface d’nn cylindredroit ; il faut pour cela, que le compas soit ouvert de la quan-tité du diamètre du cylindre, Pune des pointes étant sur lasurface. Cette surface, que d'autres géomètres considérèrentaussi, et qu’on pourroit nommer Cyclocylindrique, se trouveêtre précisément égale au quadruple du carré du rayon , cequ’on démontre aujourd’hui avec la plus grande facilité. Vient