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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lit. I. S 9de l’Europe? En second lieu, la date de i 635 est sûrementantérieure à la véritable. Car Mersenne , à la iin de son Har-monie universelle qui parut en 1637 , corrige, d’après la dé-couverte de Roberval, ce qu’il avoit dit dans le premier volume,sur la cycloïde qu’il prenoit alors pour une ellipse. II paroîtpar là que c’est seulement vers cette époque, qu’il s’avisad’écrire à quelques géomètres pour les inviter à chercher l’airede cette courbe.

Pascal continue , et dit que vers Pan i 638 , un certain M. deEeaugrand, mathématicien fort mal traité par Descartes , et àce qu’il paroît avec justice, ramassa les démonstrations desdécouvertes faites en France sur la cycloïde, et qu’après les avoirun peu déguisées, il lès envoya en Italie à Galilée. Ce faitme paroît avancé au gré de la passion de Roberval, dontPascal le tenoit. Car Galilée , dans ses lettres à Cavalier!, écritesen ióòl) et 1640 (1) , parle de la cycloïde comme d’une courbedont il désespéroit qu’on trouvât jamais la mesure. Quelle appa-rence que Galilée eût tenu ce langage, lui qui témoignoit àCavalier! combien il désiroit savoir si quelqu’un avoit résolule problème? Ainsi il est évident qu’on doit regarder l’histoirede la lettre de M. de Beaugrand sur la cycloïde, comme unfait controuvé ou soupçonné seulement par Roberval. Aureste ce M. de Beaugrand étoit coutumier du procédé qu’onlui impute.

Pascal dit eníin que Galilée étant mort, Torricelli parcou-rant ses papiers , y trouva les démonstrations envoyées parBeaugrand; que celui ci mourut bientôt après, et que Tor-ricelli Payant appris, et se voyant assuré par là de ne pou-voir être démasqué par personne, divulgua ces démonstrationscomme siennes dans l’ouvrage qu’il publia en 1644. Lesobservations faites plus haut paraissent renverser entièrementces allégations.

Cet historien n’est pas beaucoup plus exact ou moins par-tial , lorsque pour prouver le plagiat de Torricelli , il parled’une lettre de rétractation écrite en 1646 par ce géomètre.On diroit que Torricelli est convenu par cette lettre de sontort, rien moins cependant que cola. On la lit dans P HistoriaCycloïdis de Groningius, et l’on y voit seulement que Torricelli,fatigué des criailleries de Roberval, lui écrit eníin qu’il irnpor-toit peu que le problème de la cycloïde fût né en France ou enItalie ; qu’il ne s’en disoit point l’inventeur ; que jusqu’à lamort de Galilée , on n’avoit point connu en Italie ía mesureûe cette courbe, et quïl ne l’avoit point reçue de France. Il

C 1 ) Groning. Ibid.