DES MATHEMATIQUES. Part. IV. Lis. I. 63qui rendent celui-là probable. On peut le croire de celui quiinventa la machine Arithmétique à 19 ans; en elfet, Pascaln’en avoit pas davantage, lorsqu’il imagina cette ingénieusemachine, qui fait encore l’admiration des meilleurs esprits ,par la complication de ses parties et l’hivenlion. qui y règne.II fo présenta d’abord au chancelier de France , Pierre Séguier,et la lui dédia ensuite, après savoir perfectionnée, par unépître qu’on lit dans le recueil de ses OEuvres , tome 4 - Hl’annonça au public, la même année 1646 ,- en lui rendantcompte des raisons qui-l'empêchoient d’en donner la descrip-tion ; en quoi il a été suppléé par M. Diderot, dans la pre-mière Encyclopédie.
Tout le monde sait que Pascal s’est rendu célèbre parmi lesphysiciens, tant par ses nouvelles expériences touchant levuide que par la fameuse expérience sur le Puy-de Dôme,près Clermont, faite sous sa direction, par M. Perler, son beau-frère , mais tout cela sera expliqué ailleurs. Nous ne présen-tons ici ce grand homme que comme géomètre.
Pascal avoit en quelque sorte abandonné la géométrie plu-sieurs années avant sa mort, pour s’adonner uniquement àdes études plus importantes, celles de la religion et de la mo-rale ; mais les mathématiques sont pour ceux qui les ont unefois goûtées , une maîtresse chérie que de puissans motifs peuventfaire néghger, mais avec laquelle on est toujours prêt à serengager. Pascal éprouva , ce semble, dans cet intervalle detemps, plusieurs fois cette foi blesse. Quelques questions sur lesjeux l’rngagèient à approfondir les combinaisons, et ses médi-tations sur ce sujet donnèrent lieu à l’invention de son trianglearithmétique , au moyen duquel il résoud divers problèmes surcet objet. 11 écrivit sur cette matière un ttaité qui paroît avoirété achevé vers 16.YÌ, quoique imprimé seulement en i 665 .Les usages de ce triangle arithmétique sont nombreux, et c’estune invention vraiment originale et singulièrement ingénieuse.Bientôt a rès il s’engagea dans un commerce de lettres avecle célèbre Fermât, sur iles questions soit géométriques, soitnumériques. Us se proposèrent réciproquement et amicalementdes problèmes sur ce que Pascal appeloit les parties desjoueurs , et que nous appelons aujourd’hui la théorie desprobabilités dans les jeux de hasard. Ces recherches don-nèrent lieu à une nouvelle branche des mathématiques , maisnous n’cn dirons pas davantage ici , par ce que cette matièrenous occupera ailleurs.
On vciit encore par un écrit latin que Pascal adressa enV t’ à ce qu il ap eloit l 'Académie des mathématiciens de
ans, q u’il méditoit sédition de divers opuscules géométriques.