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Tome second.
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? 6 HISTOIRE

car, donc , <5cc. Des élémens d’Euclide , écrits de cette ma-nière , seroierit bons d’ici au Kamtscliatka. Hérigone fut de laplupart des commissions relatives à des objets mathématiques,et en particulier de celle établie pour juger la découverte deMorin sur la longitude ; ce qui l’engagea dans de vives querellesavec cet astronome et astrologue célèbre.

M. Bouillaud , qui joua un rôle considérable parmi les as-tronomes de ce siècle , íigura aussi parmi les géomètres fran-çois , ses contemporains. On a de lui plusieurs ouvrages de géo-métrie - un , entr’autres , où il donne de nouvelles démons-trations sur la spirale d ' Archi mède ; il est intitulé : De lineisspiral'dms demonstratìones novae ( Paris, 1 65y, /vz 4°. )• H y dit qu’iln'avoit jamais eu l’esprit parfaitement tranquille sur la démons-tration d 'Archimède , concernant la tangente de la spirale ; cequi l’engagea à en chercher une nouvelle , et par occasion , àtraiter tout ce qui concerne cette courbe d’une autre manière.Qu’il me soit cependant permis d’être d’un avis dilíérert decelui de M. Bouillaud , et de dire que la démonstration d’Ar-chiinède ne laisse rien à désirer , tandis que les siennes sontlongues et embarrassées. Son Op us ad Arìthmctìcam infini-torum, qu’il publia en 1688 ( in fol. ) , et qui est probablementl’ouvrage d’un temps antérieur, a pour objet, en partie , deconsolider , par des démonstrations complètes , ce que Wallisn’avoit souvent trouvé et démontré que par analogie et induc-tion , dans son Arithmetìca injînìtorum ; mais paroissant seu-lement en i683 , il n’eut plus le mérite de la nouveauté , et«Bailleurs, ses démonstrations sont d'une prolixité rebutante.

Un géomètre qui mérite de trouver ici une place , quoiqu’iln’ait pas pris un vol semblable aux précédens, est M. de Lyonne,évêque de Gap. On a de lui un petit ouvrage de sa jeunesse ,qui est intitulé : Arnœnior curvilineorum contemplat'o , que leP. Leotaud , jésuite, publia en 1664 ( Lurnl. in-4 0 . )• Ce prélatgéomètre y considère principalement la lunule d PJippocrafe ,ct d’antres formées à son imitation , par des cerc’es de rapportsdifférons de celui de 2 à 1 , ainsi que divers espaces circulairesdont il détermine les quadratures absolues. II est le premierqui ait remarqué la quadrabilité absolue des deux portions dela lunule d’flippocrate, coupées par une ligne partant du centredu plus grand cercle, ce que Wallis annonçoit, en 1700, Commeune remarque faite par son compatriote M. Percks, ou Caswell.II y a aussi dans cet ouvrage plusieurs autres exemples d'espacescirculaires absolument quarrables. Nous remarquerons ici seu-lement encore , que les géomètres postérieurs ont beaucoupajouté à cette matière. On peut voir , sur ce sujet , divers en-droits des Mémoires de l’académie des sciences , et surtout