78 HISTOIRE
reste, fort lié avec Fermât, J’ignore le surplus des détails de sa
vie , et Tannée de sa mort.
Le T. Lalouere eut pour confrère et pour élève en géométrie,]e P. Nicolas, jésuite toulousain, qui mérite encore ici uneplace. On a de lui quelques ouvrages qui prouvent ses profondesconnoissances dans la géométrie cultivée par les Fermât , lesPascal, & c. ; savoir : De novis spiralibus exercitatio geome-trica ( 'lol. 1, iu /j°. ) de lineis spiral}bus logarithme} cis ,hyperbolicis , &c. (ibid. 169...., in-4 0 . ) ; de conchoi.dibus etcisso'idibus ( ibid. 1697 , in-4°-). Tous ces morceaux sont douésd’une élégance charmante pour ceux qui ont encore quelquegoût pour le style de la géométrie ancienne, et qui n en sontpas venus au point de désirer qu’on pût démontrer les premières< propositions des Eléinens par des équations algébriques. Unelettre qu’il écrivoit , en 1698 , à Ozanam , qui s’étoit trompéen parlant de la quadratrice de Tschirnhausen , nous apprendqu’il a volt considéré cette courbe sous les mêmes aspects, etqu’il en avoit formé un petit traité en vingt huit propositions,où il délerminoit son aire , son centre de gravité , ses solidesde révolution et leurs surfaces ; il y démon troit c n lin ce queTschirnhausen avoit avancé sur quelques-uns de ces objets. Cesspéculations prouvent qu’il auroit pu íigurer lui-même parmi lesgéomètres qui s’occupèrent de la cycloïde. Nous nous borneronsici à faire part d’une remarque qu’il fait sur cette courbe , etqui est analogue à celle qu’on a laite plus haut sur la quadra-trice ancienne , savoir qu’elle a aussi un cours iníini, tant d’uncôté que de Tautre de son axe , et quelle rarnpe entre deuxparallèles , éloignées ì’une de Tautre de la quantité du diamètredu cercle générateur, en les touchant alternativement. Je trouveen effet , et sans doute le P. Nicolas Tavoit aussi trouvé , quecette courbe n’est que la projection de Thélice décrite autourd un cylindre , sur un plan passant par Taxe.
Je. dirai encore ici quelques mots d’un jésuite géomètre ,savoir le P. Courcier , auteur d’un ouvrage où il s’attache spé-cialement à rechercher la description des courbes que formentles intersections mutuelles des surfaces sphériques , cylindriqueset conumes , suivant les différentes manières dont elles peuventse rencontrer (1). Cette considération a surtout son utilité dans1 architecture des voûtes. A se borner néanmoins au dévelop-pement et à !a construction de ces courbes, il n’y a pas unegrande profondeur en géométrie. On a aussi de lui un autreouvrage sur la mesure des portions de surface sphérique , qui
(1) Opusculum de sectcone superji- drimrn et conicam , 5Cc. D.vione, 1663,êiei pharicac , par sphericam , cy lin- ia-^.