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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Paiit. IV.Lxv..I. 89de Chai les II ; mais il n’en ressentit pas d’abord les effets ,ce qu’il exprima par ce distique latin :

Te magis opt.îrat rediturum , Carole , ncmo ,

Te reducem sensit , Carole , nemo minus.

Ces vers néanmoins , produisirent apparemment quelqu’effet,car il fut nommé à une place à la fois honorable et avanta-geuse , dont il mourut possesseur.

On dit que Barrovr , voyant approcher la mort, en témoignasa joie , en disant qu’il allcit enfin apprendre , dans le seinde la Divinité , la solution de beaucoup de problèmes de géo-métrie et d’astronomie ; entr’autres , si la terre tournoit autourdu soleil. Il aimoit tellement la géométrie , qu’il avoit écrit cesmots à la tête de son Apollonius : ysogerpsi Tu auteni Do-

mine quantus es geometra : Dieu lui - même géométrise : OSeigneur, quel géomètre tu es? car quoique la géométrie n aitpoint de bornes, tu vois, par une simple intuition, toutes lesvérités admirables qu'elle renferme, &c. Cette exclamation rendcroyable ce qu’on a raconté plus haut sur sa mort. On voit aureste , par là , que Barrow étoit un pauvre philosophe ; car ilcroyoit en l’immortalité de l’arne et en une Divinité, autre quela nature universelle.

Voici maintenant un géomètre , dont l’exeinple prouve quele goût et le génie de la géométrie sont de tous les états : c’estRobert Anderson , simple fabriquant d'étoffes de soie, à Londres;mais l'exercice de sa profession ne l’empêcha pas de se rendreassez habile en géométrie , pour publier deux ouvrages plusqu’élémentaires en ce genre ; l’un est intitulé : Stereometrictilpropositions variouslj applicables , but specially intended togauging ; c’est-à-dire : Propositions stêréornétrìques , appli-cables à divers objets , mais spécialement destinées au jau-geage. Lond. 1668, in- 8 °. L’autre : Gauging p ro mote d , beingan appendice to stéréométrieal propositions , ou le Jaugeageperfectionné , pour servir de supplément aux Propositionsstéréométriques. Lond. j 66 t.) , in 8° Dans ces deux ouvrages,Anderson considère la solidité des différons segmer.s de cônes,conoïdes et sphéroïdes , coupés et recoupés on divers sens parun plan , ce qu’il applique à la mesure des différons vases an-gle i.s , pleins ou vides c n partie. On lui rend , dans les Transac-tions philosophiques , la justice de dire qu’ils contiennent desnouveautés en ce genre.

Nous passons enfin en Italie, où nous rappellent encoredivers géomètres distingués , et dignes de figurer dans cettehistoire. En revenant un peu sur nos pas , et avant le miueuTome II, M