188 HISTOIRE
montra ensuite que les projections faites par la même forcesous des angles également tiistans de 4^° , ont des étendueségales , de sorte que le jet qui atteint le plus loin qu'il se peut,est celui qui se fait sous sangle de , vérité déja remarquéepar Tartalea, et ceux qui piatiquoient l'artillerie, niais dontils ne pouvoient assigner aucune bonne raison. On a montrédans la suite que l’étendue horizontale du jet est proportionnelleau sinus droit , et la hauteur au sinus verse dn double desangle du jet avec l’horizon. Galilée dressa eníin des tables oùl’on trouve les portées respectives qui répondent à chaque angle,et les hauteurs auxquelles parvient le projectile, la force étantsupposée la mêrne ; ainsi faisant une expérience à quelle dis-tance une charge donnée pousse un boulet de pesanteur donnéesous un certain angle , on a aussitôt par une simple analogieles portées correspondantes aux autres angles d’inclinaisons.Comme Galilée s’étoit borné à déterminer l’étendue horizontaledes jets , Toricelli alla dans la suite plus loin, et il déterminacette étendue prise sur des lignes inclinées à l’horizon. II trouvaaussi sur ce sujet une proposition extrêmement curieuse , quenous rapporterons en parlant de ce disciple célèbre de Galilée.Quelques savans ont depuis encore étendu et développé davan-tage cette théorie ; nous les faisons connoître dans la note -suivante ( i ).
11 y a une troisième branche de la théorie des mouvemensaccélérés , qui n’est pas moins importante que la précédente jc’est celle du mouvement des pendules qui nous servent aujour-d’hui si heureusement à mesurer le temps avec précision. Nousen devons encore la première idée à Galilée (2). Doué dès saplus tendre jeunesse de l’esprit d'observation , il avoit dès-lorsobservé leur isochronisme , c'est-à-dire, que le même penduleíaisoit ses vibrations grandes et petites dans le même temps.
11 avoit aussi déjà remarqué que deux pendules inégaux mis enmouvement, f assolent dans un même temps des nombres devibrations, qui sont réciproquement comme les racines quarréesde leurs longueurs ; et il avoit appliqué cette vérité à mesurerla hauteur des voûtes d’églises , en comparant le nombre desvibrations des lampes qui y sont suspendues avec celles queíaisoit dans le même temps un pendule d une longueur connue.
(1) Voyez le livre de M. Blondel ,intitulé l 'Art de jetter les bombes ( 1683,les Mémoires de l’académiedes sciences, des années 1700 et 1707,dans la dernière desquelles on trouveun mémoire analytique sur cette m.iitère,par M. Guisnée. M. de Maupertuis a
aussi donné , dans les Mémoires del’académie , de 1743 , une Ballhtiqueanalytique , où règne l’élégance quicaiactéiise tous ses autres ouvrages.
(1) Ibid. Uial. I, Voy. Fila di Ga~lileo , de Viviani.