DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. III. ig3se trouve dans les actes de l'académie del Cìmento , dessein quin’a rien de commun avec 1 invention d’Huygens , ni même avecun dessein trouvé dans les papiers de Viviani avec le nom deTrefïler , mécanicien d’Augsbourg , qui étoit au service de lamaison de Médicis. On peut encore en tirer la preuve de ceque Galilée projetoit dans les dernières années de sa vie pourmesurer le temps sur mer ; car il proposoit alors de prendre pourpendule un secteur de métal d une palme ou deux de rayon ,aminci par ses côtés pour éprouver moins de résistance de í’air,et de le suspendre par son centre sur un axe tranchant ; cesecteur mis en mouvement par une impulsion piimitive devoiten poussant à chaque vibration une cheville donner le mouve-ment à une roue qui auroit servi à compter les vibrations ,niais il íalloit qu’on renouvellât ce mouvement de temps à autre ;et Tailleurs Galilée supposoit, ce qui n’est pas exact , que lesgrandes et les petites vibrations se font dans le même temps.Ì1 est enfin avoué par M. Tiraboschi lui-même que dans l'hor-loge à pendule, soit de Galilée , soit de son fils, c étoit le pen-dule qui menoit 1 horloge ; invention très-impaifaite , et mêmequ il me soit permis de le dire , qui n’exigeoit pas un grandeffort d imagination en horlogerie. Huygens an contraire a eul’idée de remployer seulement à modérer et régler l’horloge ,en ne laissant passer à chaque vibration qn’nne dent de la rouede rencontre ; je ne dis rien de l'application de la cycloïde àrendre ces vibrations parfaitement Isochrones , parce que ceh es t guère qu’une -spéculation savante. Bornons-nous donc,comme le ?. Fri.si ( i ) , compatriote lui-même de Galilée , bor-nons nous à dire que Galilée entrevit que le pendule pouvoitêtre appliqué à la mesure du temps ; mais que ce qu’ii fit à cetégard , et spécialement la machine de son fils , n’étoit qu’uneébauche ( un poco d abozzo , une petite ou grossière ébauchede cette application. Ajoutons-y le témoignage du prince Léo-pold de Médecis , en réponse aux plaintes d Huygens , sur ceque disaient à cet égard les actes de 1 académie del Cìmento : leprince Léopokl lui répond que Galilée lui-même n’avoit réduiten pratique rien de parfait à cet égard, comme l'on voit par cequi fut exécuté ( manìpolato) et esquissé ( abozzato) par sonfils. Si M. Tiraboschi ou M. Landi son abréviateur, eussent priseux-mêmes la peine d'étudier ces choses un peu plus profon-dément , ils se fussent épargné la peine de m’intenter l’accusa-tion dont j'ai parlé plus haut.
A l’égard du microscope , il est vrai que Viviani dans la viede ^ralilée lui en attribue l’invention, et qu’il dit que dès l’année
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1 EJ°S ío del Calilco , in- 8°. p. 129.
Tome II.