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Tome second.
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194 HISTOIRE

1612 il en avoit envoyé un, formé de deux lentilles, àSigismortd,roi de Pologne ; on y ajoute le témoignage dr* Bncalini , quidans ses relations du Parnasse ( 1 ) parle du microscope nnmned’une invention déjà connue. Enfin , on von dapièsdfs lettresde Galilée lui même en 162.4 (2) , rpi’i! avoir envoyé des micros-copes à plusieurs personnes qualifiées ; Gálilee se r. flore nu*-iPin venlem cl u microscope. Mais avoir omis co Irait de ses dé-couv» rte.s, aptes lui avoir rendu justice.sur tant d’autres , étoit ceun motif suintant de m’accusei. d injustice à son égard?

I I I.

• Quoique la théorie de Galilée sur Paccélération des gravesfut atjs-i bien prouvée que le peut être une vérité physico-mathéma ique , elle n’a pas laissé de trouver des oppositions.II y eut d'nbord des physiciens qni la rejetèrent , et qui lui ensubstituèrent une antre , ce qu! éleva pendant quelques annéesdes contestations , et donna lieu à divers écrits. Nous avons crudevoir en rendre compte avant que d’aller plus loin : nous dironsaussi quelques mots sur les expériences qui établissent la véritéde la théorie de Galbée.

I.'hypothèse on la loi décélération , qu’on nomme, quoiquemal à propos , de Baliani, est la principale de celle qu’on opposad’abord à Galilée. P>aliani étoit un noble Génois , as^ez bonphysicien , et qui paroît avoir eu quelque part à écarter les pré-jugés de son siècle sur le mouvement. Dans un ouvrage qu’ilpu!,lia en ,638 ( 3 ), il s’accorde presque entièrement avec Galiléeen tout ce que celui ci avoit trouvé et publié la même annéesur l’accéléi ation des graves , prouvée tant par le raisonnementque par J’expéiicnce du pendule ; on en a même pris occasionde le faire coi courir avec Galilée dans la gloire de cette décou-verte , ce que nous examinerons plus bas. Mais en 1646 Baliani

J iublia de nouveau ce même ouvrage avec l’addition de cinqivres , dont le second et le troisième roulent sur le même sujet,et les trois derniers sur les fluides. Ici Baliani change de manièrede penser : il ne dit pas précisément que les vitesses sont commeles espaces , mais il tente d’introduire une autre loi décéléra-tion. Galilée avoit trouvé que les espaces parcourus dans destf mps égaux ct successifs de la chute , comme dang la première,dans la deuxième , dans la troisième seconde , étoient comme

(1) Ragguagli dcl Parnasse, &c. f 4 ) De motu naturaU jluicb$ aeédit. de 1612. solidorum.. Cenuor. >638 , in - 4°*

(2) Opp. t. III. It. i6ìj6.